19 octobre 2009
L''indecrottable cake au chocolat. Mais où l'on apprend à substituer le beurre, combler sa famille, nourir ses amis,entre autres
Oyez oyez!
L'heure du grand retour a sonné, et il s'annonce...ma foi carrément pas palpitant. Ouiii je sais c'est pas vendeur, mon conseiller com'market me l'a bien dit pourtant, mais voyez, je peux pas vous mentir. Alors pourquoi elle vient là nous pondre une recette qu'elle est même pas originale et que mémé fait la même à la maison sans savoir cliquer sur un mulot? Bah parce qu'elle a quand même bien envie de jouer avec les mots, de titiller l'apostrophe et le guillemet, de faire danser les italiques, de tournebouler les expressions, de faire vibrer le dico quoi!! Et tout ça pour quoi msieursdames? non pas pour son petit plaisir personnel (bien qu'elle admette avec une lucidité remarquable que cela lui fait un bien fou et que merde alors faut bien kiffer la vibe aussi) mais dans le but ultime et néanmoins très incertain, de vous faire marrer. Ou au moins sourire allez, disons que si je pouvais vous réveiller les zygomatiques ne serait-ce que l'ombre d'une phrase, j'en serais comblée. Disons, j'aurais bien fait mon job. (Là elle prend conscience que passer du "elle" au "je" sans transition préalable peut interférer dans l'intercompréhension entre le lecteur et l'auteur. Mais comme elle se sent pas trop Delon dans l'âme, et encore moins dans le corps, "je" reprend du service.)
Je disais donc, pour la faire courte mais toutefois intelligible, point ici de recette sophistiquée, de recette novatrice, du genre qui révolutionne votre cuisine ou assure votre victoire à UDPP, mais un phrasé volontaire et généreux, qui s'espère au pire divertissant, au mieux, poilant. Avec tout de même à la clef la recette pleine de chocolat du cake qui vous sauvera la vie, ou vous la rendre meilleure, dans X situations que je m'en vais vous énumérer ci-après.
1) Le cake au chocolat, c'est le marbré Brossard des gouters de kermesse d'école. Sauf que vous pourrez la jouer mère exemplaire en ponctuant votre arrivée, devant les yeux émerveilléx des morveux (et de leurs pères, cela va sans dire) d'un "c'est fait maison!" qui laissera la nuée de génitrices vertes de jalousie, ou rouges de honte, cachant leur Papi Brossard beaucoup trop désuet sous la cape de leur chérubin ingrat (qui a en effet déjà la bouche pleine de VOTRE gateau).
2) Le cake au chocolat, c'est le brownie Brossard des soirées entre potes. Soirée vins/fromage élégante ou soirée disco exubérante, on SAIT que tout ceci se terminera pas un assaut acharné vers le carré d'aluminium où trônent les micro-parts de l'inespéré dessert de la soirée. On bénira celui (ou celle) qui aura pensé aux besoins nutritionnels, en réharmonisant l'équilibre des apport journaliers par l'achat de la bombe calorique susnommée: car en effet, nous avions les lipides à base de 8 sachets de cachuètes et 3 paquets de chips au vinaigre, les fruizélégumes grâce au bocal de cornichons rescapé de la raclette-party de la veille, les sucres lents et le calcium s'acoquinaient au coeur des pizzas 3 fromages, et nous ne manquions guère de protéines avec ce lot de saucissons secs d'aubergne aux parfums délicats (3 achetés 1 offert on n'hésite pas ma bonne dame!). Mais quid du glucide pur et dur, du sucre à grande vitesse? Pour de jeunes être encore en pleine croissance (bin quoi 25 ans?), il était nécessaire de combler ce manque! Ainsi, le ou la personne bien intentionnée, mais carrément archi-overbookée avec son tout nouvel emploi du temps de jeune cadre dynamique (plus pour très longtemps peutetre d'ailleurs), aura fait un saut rapide au Monop encore ouvert à 21H45, hésité 15 bonnes minutes entre un Chablis vieilles vignes 2003 ou un Gamay de Bouze (aucun rapport avec J.) 2006, mais pas une seconde pour embarquer l'unique brownie à partager déjà nommé.
Et c'est là que j'interviens avec ma recette. Parce que loin de moi l'idée de faire l'éloge du Papi, et puis merde on est des grandes personnes maintenant, on a besoin ET de grandes portions, ET de savoir s'auto-alimenter (alimenter ses amis en même temps, ça rapporte beaucoup beaucoup de considération). En plus, la recette est super facile. Mais vrai, il te faut 1 heure de temps quand meme. Donc si t'es chômeur c'est parfait finalement. Si tu ne l'es pas (touche du bois veinard), sache que tu peux faire ce cake 2 voire 3 jours avant le jour J, il sera toujours au top de sa forme, voire au mieux. Tu seras le roi de la night, le dieu du chocolat, on te demandera ptet même la recette! Et chacun aura une VRAIE part, fou non?!
Mon cake est donc ton ami, puisqu'il est l'ami de tes amis.
3)Le cake au chocolat, c'est la fée du logis spécialisée Es-frigo en décrépitude. Il va ingurgiter ces deux ou trois trucs dont vous ne savez que faire, vous l'homme de qui la femme a blindé le frigo de choses improbables parce qu'elle a squatté votre demeure 1 jour 3/4. Du genre? des oeufs bio et du fromage blanc. Vous pourriez quand même vous faire une omelette ceci dit, mais y'a du poisson pané au bloc, euh au congèl pardon, déformation professionnelle. Bref, casser des oeufs vous effraie, mais si vous les jetez elle vous tue.
Donc vous allez faire ce cake. Non seulement elle va halluciner que vous ayez su utiliser "ses" trucs de meuf (qui, en vérité, sont juste des "trucs de vie" mais que vous n'avez pas encore bien intégrés vu votre jeune âge. ps:25 toujours...), mais en plus elle va adorer le résultat. (et donc, vous serez en mesure d'être récompensé comme il se doit, mais tout ceci étant implicite pour vos esprits affutés, je vous laisse développer).
4)Le cake au chocolat est un baroudeur de l'extrême, le compagnon idéal de toute virée RéseauExpressRégionalesque. Voir votre famille relève de l'exploit tant ce parcours du combattant vous rebute (1H45 pour faire 35 bornes, vous pourriez déjà être à Marrakech en all inclusive a ce rythme là!), mais quand le courage vous prend (et vous surprend), vous n'arriverez pas les mains vides. Vous êtes cuisto et on vous le fait bien sentir (Maman, je romance là). Vous avez déjà essayer de trimbaler une tarte au citron meringuée sur la ligne B? non? moi oui. Plus jamais. Sauf si j'avais dans l'idée de faire une démonstration en live du concept de destructuration du dessert, j'ai complètement merdé mon arrivée.
Alors que si j'avais eu l'idée ô combien lumineuse d'opter pour ce fabuleux cake, j'aurais même pu le trimbaler au fond de ma besace ciglée sans crainte. Car le fameux s'emballe et se trimballe! (oui je sais je maitrise follement l'art du slogan). Bref, vous le faites, vous l'emballez dans 3 couches d'alu, vous pérégrinez entre stations de métro, quais de gare et trottoirs de banlieue, pour enfin arriver à destination et découvrir qu'il n'a pas bougé d'une miette (puisqu'il n'en fait pas, ahah!), qu'il est toujours tiède et moelleux et que vous allez lui faire sa fête grave. La famille est contente, et pour vous l'honneur est sauf.
5) Le cake au chocolat (le mien en tout cas) pourrait intégrer une pub slim fast. Oui, bon, enfin presque quoi. Mais quand même, remplacer 150 g de beurre par 150 g de fromage blanc à 0% de matière grasse ,j'veux pas dire, mais ça fait une petite différence non? Evidemment, y'a toujours 200g de chocolat, et pas du chocolat de fillette hein. Disons que ce cake au chocolat vous culpabilisera moins qu'un brownie décadent au beurre de cacahuète ou même qu'une hypocrite tarte au citron (me dites pas que vous n'avez pas cru-au moins un jour- que la tarte au citron était un dessert léger, parce qu'elle est tout mignonne en jaune poussin, qu'elle parait innoffensive sous ses airs de bombe calorique?).
Pour résumer, et vérifier que les points sus-énoncés remplissent leur rôle humoristico-marketeux (autrement dit: vendent mon produit et vous font marrer de concert): Je vous propose, mesdames, messieurs, une recette qu'elle est facile, un gateau qu'il est bon, un concept qu'il a tout bon !!
CHOCOLAT + FROMAGE BLANC + 1 MAIN ET 1 FOUET+ 1 FOUR = une mère exemplaire épatante,un ami qu'on oublie pas d'inviter, un concubin surprenant ET cuisinant, une fille digne de sa mère et qui kiff le RER, un/une gourmand(e) sans (trop de) conséquences. Elle est pas belle la vie?
-200g de chocolat noir corsé (ici, chocolat de Tanzanie, 75% de cacao)
-150g de farine
-100g de sucre
-1/2 sachet de levure chimique
-2 oeufs
-150 g de fromage blanc
-5 cl d'huile neutre
Blanchir les oeufs et le sucre. Ajouter le fromage blanc, puis la farine et la levure. Ajouter enfin l'huile, puis le chocolat fondu au préalable.
C'est tout.
Ah euh non, cuire le cake tout de même! 35 à 40 minutes à 180°. Le coeur du cake doit rester fondant, donc le test du planter de baton couteau s'avère inutile. Sauf pour sonder le bord, allez, ça nous rassurera.
Laisser refroidir puis démouler.
Mangeeeeeer!
ps: quelques carrés de pralinoise discrètement glissés au milieu du cake...hummm
ps: avec une glace à la vanille....rehummm
31 août 2009
Dites "cheeeeese !!! ....caaaaake!!" pâte sablée aux pépites de chocolat, ricotta et poires
Je sais bien que j'suis à la bourre, que la quête du Saint Graal d'outre-altantique a depuis bien longtemps été poursuivie par confrères et consoeurs, que d'ailleurs certains n'ont pas chômé quant à lui rendre l'hommage qu'il se doit. Et que mille recettes, des plus honteusement détournées aux plus strictement authentiques, ont été réalisées aux quatre coins du monde, aussi.
Je sais bien tout ça les amis, sauf que moi, j'aime bien prendre mon temps. Laisser passer la vague de cream-cheese, le mouvement de foule toquée, la jubilation gustative collective, la nuée de moules à fonds amovibles...et y aller faire un tour hors-saison. Certes, on peut alors m'accuser d'être has-been, un peu comme si je ressortais mon t-shirt moule-moule alors que l'on est définitivement dans l'ère du loose!!!(le jean boyfriend, le débardeur large,long,extra-fin...). (j'ai conscience du peu d'âmes touchées au coeur par cette comparaison modesque, mais les meilleur(e)s l'auront saisie? ou juste, j'ai pas trouvé mieux voilà, j'avoue). Sauf que, la mode, ça va ça vient, ça finit toujours pas revenir d'ailleurs. Y'a qu'à regarder les bodys lamés de chez American Apparel. En plein dans l'ère loose, ils se taillent une bonne part de marché à bon avis (malgré leur incapacité probable à être porté par 95% de la population -féminine et/ou masculine, j'entends).
Bref, tout ça pour dire quoi? Que le cheesecake c'est un peu comme la petite robe noire. Indémodable. Et donc, intemporel. Ce qui fait de moi non plus une indécrottable fille en retard, mais juste une fille in the wind yeah. Facile hein.
Ah oui quand même, c'était pour dire aussi que certains retards ne se rattrapent pas , et que j'suis pas fièrotte là. C'est en effet trois mois post-évènement que je me rends compte que MellePasLignac a repris du service. Shame on me.
Et ce cheesecake alors, il donne quoi? une pâte sablée pour le fond, parce que l'amalgame tout humido-pâteux de biscuits violemment pulvérisés ne me convainc définitivement plus. Avec des pépites de chocolat, dedans parce qu'on ne me refait pas. Et surtout parce que, ce n'est pas une première, elles feront très bien copain-copine avec les poires. Ensuite? Ricotta et fromage blanc, histoire d'alléger la conscience (parce que vous comme moi savons très bien que c'est pas ça qui va faire disparaitre les 130 g de beurre de la pâte...)
Pâte sablée (recette à diviser en 3 parts égales, congelez les 2 autres pour les futurs cheesecakes ou tartes au chocolat):
-250 g de farine
-50 g de poudre de noisettes
-130 g de beurre demi-sel
-90 g de sucre en poudre
-1 oeuf
Sabler la farine, la poudre de noisette et le sucre avec le beurre. Ajouter l'oeuf, mélanger rapidement, fraiser 2 à 3 fois. Séparer en 3 pâtons égales, aplatir en petite galettes rondes (plus pratique pour étaler par la suite). Congeler les 2 parts restantes, enveloppées dans du film. Sauf si vous faites un huge cheesecake, of course, prenez alors le pâton entier, vous récupérerez les chutes après le fonçage.
Laisser reposer au frais (ou pas...si t'as pile poil devant toi 40 minutes cuisson comprise pour venir à bout de ton dessert, t'as intérêt à pas trop avoir chauffé la pâte dans tes mimines-ou avoir un robot qui bosse pour toi- pour l'étaler un direct sans trop de dommages collatéraux). Foncer le cercle après l'avoir beurré (cela permet à la pâte de bien adhérer, et de ne pas retomber lors de la cuisson à blanc)
Mettre au frais 10 minutes, le temps de faire l'appareil au fromage. ¨Préchauffer le four à 200°. Précuire à blanc, sans poids (bin oui, t'as fait une super pâte, elle est bien froide, et le cercle bien beurré, t'as même plus besoin de ramasser les haricots secs sur le sol de ta cuisine après cette étape désastreuse); 5 minutes environ. La pâte est blanche mais plus crue. Précuite quoi.
Appareil à cheesecake: (pour un cercle à bords hauts de 15/20cm de diamètre)
-250 g de ricotta
-100 g de fromage blanc 0%
-50 g de crème fraîche
-60 g de sucre en poudre
-2 oeufs
-1/2gousse de vanille
-2 càs de farine
-1 grosse bonne poire (pas toi, banane)
Fouetter les oeufs avec le sucre, ajouter les fromages et la crème, la pulpe de vanille, la farine. Peler la poire, la couper en dés, les disposer sur la pâte à tarte. Recouvrir de l'appareil précédant. Baisser le four à 160°, enfourner pour 30 à 40 minutes. Laisser refroidir, décercler, et hop! au frigo pour la nuit. Je sais c'est atroce, il est haut, il est beau, il sent bon, et t'as pas le droit d'y toucher. Bin ouais, mais pour une fois que tu peux procrastiner en paix! (et à bon escient, be proud!)
Verdict(s):
-l'idée de la pâte sablée: validée à 100%. C'est pas mouillé, pas pateux, pas spongieux, mais juste absolument croustillant.
-le mélange ricotta-fromage blanc: pas mal du tout, quoi qu'un peu trop humide. Moins convainquant queun Philadelphia-yaourt nature précédemment goûté. Mais plus léger, certes.
-les poires, le choco et la vanille: validé aussi. Mais mon côté conservateur (mouahaha) tend à me reprocher tant de fantaisie dans le cheesecake. Rien ne vaut l'indétronable duo citron/coulis de fruits rouges!!
21 juillet 2008
Une jeune fille, des pêches blanches comme innocentes, des framboises et en rougir: un entremets divin
Un dessert à priori purement féminin. De une, c'est moi qui l'ai fait(petit rappel pas forcément négligeable: je mets du vernis rouge, parfois, j'ai les cheveux longs, un peu, et j'adore le chocolat, entre autres. Id est, je suis une fille). De deux, regardez moi cette allure, ces atours: couleurs pastels et acidulées, douceur, finesse et hardiesse à la fois, l'harmonie en somme, et quelques rondeurs parfaitement situées...Oui, décidément oui, ce gateau, simple dessert de son état, peut se vanter de revêtir tous les charmes de la féminité, et de ce fait, non seulement convenir à ces dames (toujours sensibles à la Beauté, d'autant plus si l'on y accole des mots tels "légèreté" ou "gourmandise") mais séduire les hommes: comment résisteraient-ils à ces mousses voluptueuses, ces parfums envoutants??
Là vous vous dites que je délire grave ma pauvre. Et vous n'avez pas tort.
Ceci dit, tout le monde a succombé. Moi la première, A. le second. Une femme/un homme. De la même famille,certes, mais tout de même. J'oserai dire que cette féminité-là séduit l'universel.
~~~
***: Génoise punchée au Kirsh, Mousse framboise, framboises entières, Mousse pêche blanche, Gelée pêche-mangue-liqueur de pêche, Meringues italiennes
(dessert encore anonyme, avis aux inspirés)
temps: 2 à 3h avec congélateur, un peu plus sans (le plus long étant la "prise" des mousses)
difficulté: assez facile, car ce sont des mousses basiques, à base uniquement de crème fouettée
Pour 12 personnes:
génoise: 4 oeufs-125g de farine-125g de sucre >Fouetter les oeufs et le sucre au robot 10 minutes environ jusqu'à ce que le mélange triple de volume, ou au bain-marie environ 15 minutes pour le même résultat. Ajouter progressivement et délicatement la farine tamisée. Enfourner 15 à 20 minutes à 180°. Laisser refroidir.
mousse framboise: 20cl de crème liquide entière-200g de framboises fraîches ou décongelées-100g de sucre-3 feuilles et demi de gélatine> Mettre la crème et les fouets au congélateur pour 30 minutes. Mixer les framboises et les passer au chinois pour ôter les graines. Extraire quelques cuilleres à soupe du coulis, faire chauffer dans une petite casserole avec le sucre. Ramollir les feuilles de gélatine dans l'eau froide, puis les incorporer au coulis chaud. Reverser ce coulis dans le reste (froid), bien mélanger et laisser tiédir. Monter la crème en chantilly avec 1càs de sucre, puis l'incorporer délicatement au coulis de framboises.
>Couper la génoise en 2 horizontalement, cercler la premiere moitié et l'imbiber d'un mélange "eau/kirsh". Verser la mousse aux framboises sur la génoise, faire prendre au froid (congélateur si possible: gain de temps non négligeable).
mousse pêche: 20 cl de crème liquide entière-250g de pêche blanches épluchées et dénoyautées-100g de sucre (à doser selon la teneur en sucre des fruits)-3càs de liqueur de pêche-3 feuilles et demi de gélatine-eau+sucre> Mettre la crème et les fouets au congélateur pour 30 minutes. Pocher les pêches 10 minutes dans de l'eau bouillante additionnée de sucre et de la liqueur. Egoutter et mixer les pêches (en réserver 2 pour la gelée) sucrer si besoin, ajouter de la liqueur au gout. Ramollir la gélatine dans l'eau froide, puis l'incorporer au coulis de pêches. Laisser tiédir. Monter la crème en chantilly avec 1càs de sucre, puis l'incorporer au coulis.
> Quand la mousse framboise est prise, y disposer le second cercle de génoise dont on aura légèrement réduit le diamètre. Parsemer de quelques framboises entières, puis verser la mousse aux pêches. Remettre au froid.
Gelée: 2 pêches blanches pochées- 1càs de confiture "pêche-mangue" (trouvée chez Picard, mais une simple confiture de pêche ira très bien)-sucre-eau- 1/2 càc d'agar-agar. >Mixer les pêches et la confiture, faire chauffer le tout avec l'agar-agar. Ajouter de l'eau si le mélange est trop épais, et sucrer au goût. On peut encore ici ajouter un peu de liqueur. >Quand la mousse aux pêches est prise, verser délicatement la gelée tiédie et la répartir sur toute la surface.
Meringues italiennes: 2 blancs d'oeufs-150g de sucre-5cl d'eau-1càs de sucre
Faire un sirop avec l'eau et les 150g de sucre, à 117°. Battre les blancs en neige avec la càs de sucre, puis verser progressivement le sirop tout en fouettant. Fouetter jusqu'au complet refroidissement de la meringue. Décorer à l'aide d'une poche à douille. Remettre au frais. nb: on peut caraméliser les meringues au chalumeau, après les avoir saupoudrées de sucre glace. J'ai préféré garder le blanc immaculé:)
Verdict: I think I don't have to comment it. Just test it.
08 juillet 2008
Dessert & Discorde: verrine de framboises et crème chiboust légère caramélisée. J'adore/IL déteste...nb:J'ai toujours raison
D'une, on ne dit pas "c'est dégueu" mais "j'aime pas". Enfin "je n'aime pas" d'ailleurs, pour bien causer. On te l'a pas appris quand t'étais petit?
De deux, est-ce que moi, quand je trouve cette montre immondissimeàgerber je dit "elle est trop laide, trop ratée, c'est pas de la bonne came ça"? Eh bien non, j'opte pour la politesse diplomatie et je dis juste un truc qui résonne comme "mouais, mff, grmff pas trop mon goût quoi". Admets que ça passe mieux.
De trois (il pourrait y en avoir cinquante mais trois c'est rhétoriquement/argumentativementargumentativement efficace i'parait), faut pas pousser le bouchon dans les orties, ou mémé trop loin au choix. Une critique ça passe. Deux, tu vois ma tronche là? ça augure rien de bon pour la suite. Ensuite, il a été question de ne pas savoir accepter la critique. Bin là, Mémé était à perpèt', et le bouchon plein de piqûres d'orties, si tu vois le genre. Je suis la première à systématiquement trouver que "il manque un ptit quelque chose/c'est pas assez relevé/j'aurai pu faire beaucoup mieux/il faut améliorer ça, vraiment, quel mouise!". Alors, histoire de ménager la cuisto en herbe qui s'est démenée avec ses fouets pour pondre ce dessert, on évite d'en rajouter des tonnes. "J'aime pas", par exemple, ça suffit amplement, et on l'a déjà dit.
***
A ce stade du billet, vous commencez à vous demander tout l'intérêt de publier un truc dégueu. Le fait est que ce "truc", moi je l'ai trouvé à tomber!! J'ai léché mon verre, fini le sien et si y'en avait eu trois j'aurais pas hésité. Possible qu'à cet instant il ait osé pensé "bah t'as ptet mauvais goût ma vieille". Ceci dit, le chat a kiffé grave aussi. Et, selon ma une logique argumentative tout a fait raisonnée, mon avis (forcément le bon) supporté par celui du chat (fin gourmet, c'est bien connu) bat à plate couture le sien. De plus, j'ai toujours raison.
Désormais, y'a plus qu'à trancher. Et c'est là que vous intervenez. Parce qu'il m'a aussi balancé "fais-le à ton chef, tu verras que c'est un mauvais dessert". Gnn. (j'pense qu'il avait bouffé du couscous avarié à la cantine, ou encore un pamplemousse, bien amer...). N'ayant pas encore de chef sous la main, je m'adresse à vous, ô gastronomes! Goûtez donc et dîtes-moi tout. Oser, oser! de toutes façons je suis blindée là...
Pour 2 gros verres ou 4 moyens: -1 jaune d'oeuf -20 cl de lait-20g de sucre-30g de farine-1/2 gousse de vanille-2càs de fromage blanc-1 blanc d'oeuf-2,5 cl d'eau-40g de sucre + 1 poignée de framboises fraîches-8 biscuits cuiller-Kirschcuiller-Kirsch
-Réaliser une crème anglaise: faire bouillir le lait avec la vanille, réserver. Fouetter le jaune d'oeuf avec le sucre, puis ajouter la farine. Verser peu à peu le lait bouillant, en fouettant, puis remettre sur le feu à épaissir. Laisser refroidir. Ajouter le fromage blanc.
-Réaliser une meringue italienne: faire un sirop à 110° avec l'eau et le sucre (test: jeter une goutte du sirop dans l'eau froide, il doit former une petite boule palpable). Fouetter le blanc en neige, puis verser progressivement le sirop en continuant de fouetter. Continuer jusqu'à complet refroidissement.
Incorporer délicatement cette meringue dans le mélange crème pâtissière/fromage blanc.
-dressage: imbiber les biscuits dans un mélange eau/Kirsch, les disposer au fond des verres. Couvrir de framboises, puis de crème. Remettre une couche de framboise et terminer par la crème. Laisser une nuit au frais.
-caramélisation: saupoudrer la crème de sucre et caraméliser au chalumeau au moment de servir.
Verdict: gros dilemme. Délice ou Supplice? nb: la prochaine fois, les deux gros énormes verres, c'est pour moi, na !
18 juin 2008
Mojito'style: extra-fondants Ricotta,amandes,rhum et citron vert...et sa salade Ananas,mangue,passion, au rhum bien sur!
Si vous êtes du genre à ré-imbiber généreusement le baba d'une lichette rasade de rhum
Si vous êtes du genre à ajouter cette fameuse lichette de rhum/liqueur/alcool quelconque tant que c'en est, dans à peu près toutes vos préparations sucrées...et même salées allez...
Si vous êtes du genre à réclamer un soupçon de vodka sur le sorbet citron
Si vous êtes du genre, tout simplement, à assumer votre penchant pour les boissons légèrement alcoolisées, en cuisine bien sûr (...), alors ce dessert va forcément vous plaire. Entre le Punch et le Mojito, avec le fondant de la ricotta et de l'amande qui va bien, on en redemande!!
Pour la petite histoire de la création, ça s'est passé comme assez souvent chez moi... Autrement dit: une recette de base piquée chez Eryn, parce que je n'ai jamais été déçue, associée à mes parfums/goûts/envies du moment. Oui, le soleil se pointe, et j'ai des envies de cockails summertime...
Pour 2 cocktails généreux, ou 4 raisonnables: 1oeuf-80g de ricotta-40g de sucre-50g d'amandes en poudre-1càs de Maïzena-le jus d'1/2 citron vert et son zeste-1/2 bouchon de rhum ambré-1 poignée d'amandes effilées grillées à sec
Battre l'oeuf et le sucre, ajouter les amandes, la ricotta, la maïzena. Verser enfin le jus du demi citron, le zeste et le rhum. Bien mélanger le tout, verser dans 2 ou 4 ramequins selon leur taille, parsemer d'amandes effilées et enfourner 30minutes à 180°. Laisser refroidir et démouler, décorer de zeste de citron vert.
Pour la salade exotique: 1/2 ananas-1 mangue-2 petits fruits de la passion-quelques gouttes de rhum ambré-menthe fraîche ciselée.
Couper l'ananas et la mangue en dés de taille égale, ajouter la chair des fruits de la passion, le rhum et la menthe, mélanger délicatement. Laisser macérer au frais 1h minimum.
Verdict: Vous avez déjà "manger" un cocktail? Bin voilà, c'est juste ça. Trop bon.
28 mai 2008
Réviser ses classiques...n°3: le fraisier, ou fraise'yeah pour les intimes!
N'en déplaise à certains, ou à moi-même, il m'arrive de me laisser submerger par les modes/traditions/waves ambiantes...Voilà comment j'ai succombé à l'appel du Fraisier. Le sacro-saint. Le truc que tout le monde sort pour la fête des Mum. Sort de chez le pâtissier/supermarché du coin ou sort carrément de ses ptites mimines de cuisto aguerri! Bon, n'allez pas croire que je suis allée jusqu'à servir ce fraisier pour la fête des mères, faut pas pousser quand même ! D'ailleurs, j'ai fait bien pire... une version mini bien égoïste, just for us, lui et moi...la vérité, c'est surtout qu'en cas d'échec (ô malheur!), je pourrais le torturer pour qu'il la boucle, et le secret resterait bien gardé! Pas d'humiliation publique, qui me rappelerait la triste aventure du premier fraisier qui n'avait jamais vu le jour. Je vous l'ai pas racontée celle-là? Vous préférez pas, ça va tu parles déjà trop là? Bien, de toutes façons y'a pas grand chose à raconter puisque de fraisier, il n'y eut point.
Tout ça pour dire, la crème mousseline, c'est ardu, mais trop goutu !! Et ça provoque des réactions parfois inattendues...ou redoutées...
"Tiens au fait, j'ai perdu un pari. Ma manip' a marché, je dois amener un gateau au boulot"
"Ah bon? génial pour ta manip', mais tu vas faire quoi alors?"
"Bin, euh, c'est-à-dire que, en fait, j'avais cru que...enfin je m'étais dit que j'allais te demander!
"..."
"Comme ça tu vas leur en mettre plein la vue ils vont être trop impressionnés!!!"
"..."[sourire jusqu'aux esgourdes, l'appât du défi fonctionne...salaud!]
"..."[je réfléchis là: bavarois, tarte, crumble, fondant...que faire mais QUE FAIRE?] bon, bien, très bien, je fais quoi alors?"
"Bin euh....ça !!!!!" nb:"ça" désigne clairement le Fraisier
"...Piting..."
J'ai voulu faire ma maligne, la jouer mini-fraisier discret, et je me retrouve avec un fraisier pour 30 en commande express. Ou pas d'ailleurs, mais peu importe le délai, le défi reste immense. Imaginez, ça foire? c'te honte, mais c'te hoooooonte je préfère même pas y penser. Bon, pas la peine de s'insomnier les nuits déjà courtes, au boulot ma vieille!
***
Le fraisier classique, pour un moule de 27cm de diamètre:
à faire la veille
temps requis: si vous avez la journée, c'est parfait!
-génoise: 4 oeufs-120g de sucre-120g de farine-1Càc bombée de levure
-crème mousseline: 3 oeufs-150g de sucre-60g de maïzena-40 cl de lait-1 gousse de vanille-210g de beurre (100g + 110g)
-500g de fraises
-décor: 1 poignée de fraises-eau-sucre-1/2càc d'agar-agar -pâte d'amande verte
Commencer par la crème pâtissière, base de la crème mousseline: Fouetter les oeufs et le sucre, ajouter la maïzena. Chauffer le lait avec la vanille. Verser le lait peu à peu sur le mélange précédant, tout en fouettant. Remettre sur le feu dans la casserole et faire épaissir sans cesser de mélanger. Quand vous obtenez une crème pâtissière, ajouter la première partie de beurre (100g) et bien mélanger. Laisser refroidir la crème à température ambiante en fouettant de temps en temps puis réfrigérer.
Faire la génoise: au robot fouetter les oeufs et le sucre environ 10 minutes, jusqu'à ce que le mélange triple de volume. Sans robot, fouetter les oeufs et le sucre au bain-marie, jusqu'à ce que le mélange tiédisse, puis ôter du feu, fouetter jusqu'à refroidissement et obtention du volume. Verser progressivement la levure et la farine tamisées. Cuire dans un moule du diamètre du cercle (pour moi dans le moule à fond amovible utilisé également pour le montage) 25 à 35 minutes à 180°. Retourner la génoise et laisser refroidir. Couper très finement la partie supérieure, puis couper la génoise en deux parts égales.
Réaliser la crème mousseline: Sortir la crème pâtissière et le beurre du frigo. Laisser à température ambiante 5 minutes, pour que les deux soient à même température. Cette histoire de température est très importante, car si le beurre est trop froid il fige et fait des grumeaux, et s'il est trop chaud la crème reste liquide (dixit chef Damien). Pour être honnête il m'est arrivé de grandes mésaventures avec cette crème mousseline, les deux fois oui oui. J'ai réussi à sauver le tout avec un outil miracle: mon mixer plongeant. Si votre crème se désolidarise en micro-particules, comme si elle avait tourné, donner un coup de mixer puis recommencer à fouetter. Ah oui, j'oubliai la procédure: Faire un beurre pommade avec le beurre restant puis l'incorporer à la crème pâtissière au fouet. Fouetter jusqu'à l'obtention d'une crème plus blanche, mousseuse, ou au moins plus aérée.
Procéder au montage: Recouper les cercles de génoise à 1 cm du bord du cercle. Poser le premier cercle, l'imbiber d'un mélange eau-sucre-alcool (liqueur de framboise). Placer un film plastique ou du rhodoid à l'intérieur du cercle. Couper les fraises en deux, disposer celles de la même taille sur le pourtour, entre le cercle et la génoise. Répartir une couche de crème, des demi-fraises, une nouvelle couche de crème (en garder suffisamment pour couvrir la dernière génoise) et à nouveau des fraises. Poser le second cercle de génoise, l'imbiber également. Napper avec le reste de crème. Laisser prendre au frais au moins 2 heures.
S'occuper enfin de la déco: Mixer la poignée de fraises, passer au chinois pour ôter les pépins. Ajouter de l'eau et du sucre pour obtenir une quantité suffisante afin de couvrir tout le gateau. Faire chauffer 2 minutes avec l'agar-agar, laisser tiédir légèrement. Verser délicatement sur la surface du gateau, répartir en tournant le moule. Réserver au frais. Aplatir au rouleau une boule de pâte d'amande et réaliser aufeeling une fleur, quelques feuilles (ça c'est l'oeuvre de Msieur Bonbon les feuilles, très chic!). Laisser au fraisier le temps de faire sa nuit au frigo.
Verdict: moi j'dit ...Oh yeah! et même fraise'yeah tiens!! J'aurais jamais cru qu'un truc aussi plein de beurre pouvait être aussi bon, et aussi "léger"...J'suis sur les fesseps là.
p.s: promis Adrien, Mum, la prochaine fois il verra le jour, et rien que pour vous!
12 mai 2008
LE riz au lait des vacances... et celui du retour aussi, et de bien d'autres jours encore!
J'ai fait une boulette. Oser dire à Mum que j'avais mangé le meilleur riz au lait dumonde entierdel'univers. Mum qui me parle du sien depuis des mois. Oui parce que j'ai beau n'être pas très vieille, mes souvenirs gustatifs ne remontent pas bien loin (j'avais d'autres chats à fouetter à l'époque...entre les copines, les chevaux en plastique et la pâte à modeler, pensez donc!), et donc, Le fameux riz au lait, moi ça me dit que dalle, Mummy! J'ai beau farfouiller dans ma mémoire, pas l'once d'un fumet de vanille ne me remonte aux narines... Du coup, vous comprenez bien que c'était son "défi", ou plutôt un devoir de mère à remplir: faire le meilleur riz au lait, le sien forcément, à sa fille gourmande/exigeante/chiante.
Mais moi, combiné collé à l'esgourde, emballée par mes prouesses de réitération dudit "riz au lait des vacances", j'ai pas pu m'empêcher de lui vanter ses mérites. J'entends encore ce "Oh" de déception dans sa bouche, qui résonne, cri plaintif empli de douleur orgueilleuse ! J'exagère? Rhooo si peu!
Le pire, je dois vous l'avouer, c'est que c'est une autre mère qui est à l'origine de tout ceci. C'est à dire à la fois de ma régalade sans fin (je m'en suis empiffré trois jours de suite!), et de la frustration de Mum. Et pas n'importe quelle mère, ah ça non! Celle de Msieur Bonbon! Vous voyez d'ici le topo! Mum versus Belle-Maman (raccourci de facilité, pas d'affolement!).
Enfin, après réflexion, moi je me dis...ça a du bon! Parce que mine de rien, qui va se régaler encore et encore de tous ces riz au lait, préparés avec amour, ardeur et ambition, en vue de rafler la palme du Best of ones?! C'est bibi!
NB: le citron et la vanille aiment beaucoup les fraises au sirop maison! 500g de fraises coupées en fins quartiers, environ 10 cl d'eau, une grosse rasade de cassonade, et 1 heure au frais minimum.
NB bis: si vous préférez une version dactylographiée de la recette, n'hésitez pas à me la demander!
NB ter: si l'origine des petites tâches violacées vous titille la curiosité: Les Complices du Puech-Haut 2005, coteaux du Languedoc. "Tanique mais rond, aux saveurs de fruits noirs, confiture de mûres ptet' bien" dixit Msieur BonBon.
24 avril 2008
mini mini tartelettes amandines framboise-pistache, ou l'art de la rencontre entre A, B, C, D, E et qui veut!
Aaah les joies des nouvelles rencontres. Ca se fait la bise, discrete, timide. Ca se sert un verre, poli.Ca entame la parlote, classique. Ca se ressert un verre, ou deux. Ca rigole, ça picore, ça s'étonne, ça "non sérieux toi aussi?" se trouve des points communs, ça picore encore, ça picole toujours. Ca finit par bien se poiler, plus vouloir se quitter, 1h25 quand même tu déconnes? Jte jure mais on se remet ça quand tu veux. Demain, 12h? Et ça se re-fait la bise, bien franche, assurée.
Et ça picore quoi, alors, quand ça se rencontre, me direz-vous. Bin ma foi, pas mal de choses! Des fars au thon improbables, des muffins bien meilleurs chauds, des carottes qui ne font pas long feu, des vas-y wasa poire-chèvre qui croustillent et qui fondent... Sans oublier la petite dose réglementaire de glucose, avec des pana-cottas, parce que ça va de soi, mais aussi ces petites tartes...Framboise et pistache, encore une rencontre qu'il n'aurait pas fallu louper.
Pour 4 à 6 personnes (1 moule à tarte moyen, 4 à 6 moules à tartelettes, une 15aine de migniardises): -1 pâte sablée -60g de fromage blanc -50g d'amandes en poudre -50g de sucre- 1càc de pâte de pistache -framboises nb: on peut réaliser les mignardises sans pâte sablée, dans des mini moules à muffins ou autre en silicone, cela se tient très bien! à tester en taille normale.
Préchauffer le four à 170°. Etaler la pâte sablée, réserver au frais. Battre l'oeuf avec le sucre, ajouter la poudre d'amande, le fromage blanc. Faire fondre la pâte de pistache dans un càs de lait au micro-ondes, bien la diluer. Ajouter à la préparation. Verser sur la pâte sablée, disposer les framboises. Enfourner une 3Oaine de minutes pour une tarte "grand format" ou des tartelettes moyennes, 20 minutes pour des mignardises. Savourer froid, avec, s'il vous en reste, un ptit blanc d'alsace ni trop sucré, ni trop fruité, juste bien comme il faut sur les framboises...Si vous l'avez torpillé à l'apéro, pistache et framboise ne s'offusqueront pas d'accompagner le café.
Verdict: L'harmonie mes amis. Croquant puis onctueux, sucré mais pas trop, frais et acidulé. Voyez, faut fusionner, fusionner! Enfin, se rencontrer quoi. Je sais, la théorie est moulte fois théorisée, mais qu'est-ce que vous voulez que je vous dise, se sociabiliser, se mixer, c'est tout bénèf, et ouais, comme pour les tartes! ( pfiou j'ai bien cru que je ne m'en sortirai jamais avec cette métaphore à la con...)
20 avril 2008
Panacotta simili-Pinacolada, avec de l'abricot, de la coco, du rhum et de l'ananas aussi!et puis des biscuits..oh ces biscuits!
Samedi 19 avril 2008, 10h et des brouettes, constats. Constat unique : le chargeur est revenu manu-militari à sa place, id est branché sur une prise, et les piles bien sagement installées à son bord. Vous ne devinerez jamais où il s'était fait la malle, le vicieux. Sous un tas...de fringues. Etonnant, non? Un tas de MES fringues, je précise, pour ceux qui auraient un doute quant au pôle bordélique du binôme. Je sais pas s'il s'est fourré là parce qu'il voue un culte secret à mes dessous (coquin!) ou s'il savait pertinemment qu'en se planquant ici il n'y avait juste aucune chance pour que je le trouve (malin!). Preuve en est, il m'a fallu 2 jours pour me décider à jeter au fond du placard ranger le dit tas de fringues. Bon, les choses s'arrangent, je lui ai fait sa fête, il a fumé tellement il a rechargé le bougre (vengeaaaance).
Du coup, c'est l'APN qui était content. Pensez-donc, retrouver enfin mes douces mains posées sur son corps d'ébène...Ouais, enfin je doute quand même qu'il apprécie trop la farine et/ou le beurre qui viennent par malheur souiller la bête. Mais il n'a pas encore trouvé l'astuce du tas de fringues, AH AH !
Ils tombaient bien ces rabibochements du jour, parce que j'avais justement quelques ptites douceurs à paparazzier. Pour commencer, une panacotta qui voulait se prendre pour un cocktail. Parce que malgré une soirée vins-fromages bien arrosée, elle savait d'emblée qu'on ne dirait jamais non à une bonne rasade de rhum. Puis pour être honnête, on l'a pas trop senti, le rhum (non non on n'avait pas le palais trop VieuxLillisé ou Livarotisé). Par contre, le coulis d'abricot, la crème presque mousseuse comme dans le cocktail, et l'ananas caramélisé, alors ça, c'était net, précis et bien goutu. 
Comme j'ai un peu de mal avec l'oisiveté culinaire, voire ça vire à l'obsession quand je n'ai rien à cuisiner, j'ai cherché de quoi accompagner mes crèmes, un peu de croustillant quoi, pour relever tout ça! Et j'ai trouvé. Oh ces petits biscuits, c'est de l'or en barre, du point de vue de la confection: il faut quasiment rien, c'est adaptable à toute quantité voulue, et pareil du côté du parfum. Heureusement qu' Omelette est toujours là avec sa biscuiterie virtuelle (pour le moment :) ). Des flocons d'avoine, de la poudre d'amandes et de coco, des raisins macérés dans le rhum, de l'eau, et voilà.
Panacotta façon pinacolada, pour 2: -15cl de lait -15cl de lait de coco -1càs de noix de coco râpée -1càs de sucre-1/2 bouchon de rhum -1/2 càc d'agar-agar + coulis abricot: 6 demi-abricots au sirop et un peu de leur sirop -1/4 de càc d'agar-agar + ananas: 1/4 d'ananas frais coupé en dés -sucre-2càs de rhum
Mixer les abricots et le sirop, chauffer avec l'agar-agar 2 minutes et verser au fond des coupelles. Réserver au congélateur 5 minutes. Pendant ce temps: chauffer le lait, le lait de coco, le sucre, la coco râpée et le rhum avec la demi càc d'agar-agar. Bien fouetter pour obtenir une surface mousseuse. Quand le coulis d'abricot est pris, verser la préparation délicatement.
Biscuits, Ô biscuits, d'Omelette, pour 6 pièces: -20g de flocons d'avoine-20g de noix de coco râpée-20g de raisins secs-15g de poudre d'amandes-eau+rhum
Faire tremper les raisins dans de l'eau tiède additionnée de rhum pendant 1h. Mouiller les flocons d'avoine avec de l'eau, jusqu'à obtenir une pâte qui se tient, pas trop friable. Egoutter les raisins, mais pas trop :) Ajouter tous les ingrédients aux flocons, ajouter un peu de l'eau au rhum des raisins si nécessaire. Former de petite boules et les aplatir. Enfourner 15 minutes environ à 200°.
Verdict: Yummy. Seul petite modif' envisageable: remplacer le coulis d'abricots par un fruits plus exotique, comme de la mangue ou une gelée passion par exemple, ou pourquoi pas carrément une fine gelée de citron vert! Enfin là, y'avait ces mignonnets au frigo qui languissait d'être engloutis, et ils ont plutôt bien fait l'affaire. Sinon, les biscuits, je suis archi-fan. C'est tout simple, tout moelleux, tout coco, et ça va comme un gant à ma panacotta.
NB "Mort aux vaches tags": parce que je suis polie et bien élevée (merci Maman), je remercie quand même les personnes qui se sont dévouées pour me tagguer, qui se sont dit que ça serait sympa s'en "savoir un peu plus" sur mezigue. Ceci étant dit, passons aux choses qui fâchent. Déjà, j'aime pas les chaînes. De tous poils, ça me hérisse. De plus, si c'est pour vous entendre raconter pour l'àpeuprès millième fois que "beurk les zabats alors là vraiment c'est pas mon dada", ou que "j'adore, mais j'adôôôre les framboises", ou encore que quitte à se saouler autant que ça soit au "Champagne siouplé!" ou enfin que le plus joli souvenir des papilles c'est "mamie/maman/mémé/quandj'étaismorveusequoiqu'ilensoit" franchement vous y voyez toujours autant d'intérêt? Alors comme "mort aux cons" c'est un peu utopiste, je tente un "mort aux tags", c'serait toujours ça de pris. Qui m'aime me suive. nb bis: j'ai rien contre les taggeurs, soit dit en passant. Mais si vous voulez à tout prix savoir quelle est ma marque de dentifrice ou combien de chocobons je peux manger en 1minute20, si vraiment vraiment ça vous tient à coeur ou que c'est de l'ordre du vital, vous pouvez toujours m'envoyez un ptit mail hein, j'suis pas vache, je vous répondrais!
17 avril 2008
Réviser ses classiques...n°2: le flan pâtissier
Jeudi 17 avril, 8H44, constats. Constat 1: c'est quoi cette lumière là, qui transperce les volets pourris? pétard, il fait beau ! Constat 2: le chargeur à piles de l'APN n'est pas réappparu pendant la nuit. Deux jours qu'on cherche. Enfin que je fais semblant de chercher, ce qui revient au même puisque le résultat est toujours identique: ne trouve pas. Constat 3: je sais même pas qui s'est fait virer à Baltard, endormie avant la fin...même le jury m'ennuie...C'est moi ou...c'était super chiant? du côté de la référence bloggeuse en la matière...ouais, on est d'accord. Nb: savoir cuisiner et assumer son programme télé sont deux qualités hautement compatibles.
Bon ,récapitulons: il fait beau, j'ai toujours pas d'APN vivant, donc pas de photos récentes à vous proposer (pour vous faire râler vous loupez juste: des pommes de terres farcies ricotta/asperge/saumon, une salade pois-asperges-orange, des moelleux amande-cacao et leur crème anglaise au Grand Marnier, un fondant dechezfondant chocolat-pralin, une trilogie de soupettes...), mais comme tout ce bleu me met en joie (contrairement aux prestations de certains candidats et/ou jurés), je farfouille dans mes archives et tombe là-dessus: le flan patissier! Bin tiens, et c'est pas moi qui me lançais dans les révisions des classiques y'a deux jours à peine? Allez, c'est comme qui dirait un signe, et ça pourra toujours satisfaire ceux qui cherchaient encore LA recette tiptopmoumoute.
Pour 8 personnes: 1 pâte brisée ou feuilletée selon vos goûts-3 oeufs -100 g de maïzena -150 g de sucre -1 litre de lait demi-écrémé -1 gousse de vanille -1càs de rhum -2 ou 3 pommes(facultatif)
ma pâte brisée: 200g de farine-100g de beurre demi-sel-1 jaune ou un oeuf entier (si vous ne savez pas quoi faire d'un blanc, mais j'ai une recette de ptit moelleux aux amandes pour 2...yumyum) - 15 g de sucre - 1 pincée de sel -eau Procédure habituelle!! (comment ça quelle flemmarde?)
le flan pâtissier: Préchauffer le four à 220°. Etaler la pâte dans le moule, la piquer et la réserver au frais. Diluer la maïzena dans un peu de lait. Verser dans une casserole la maïzena diluée, le sucre, la pulpe de vanille, les oeufs. Mélanger, ajouter le lait froid petit à petit au fouet. Ajouter le rhum. Mélanger jusqu'au premier bouillon et épaississement. Verser la préparation sur le fond de tarte, enfourner 45 minutes. Pour la version aux pommes: faire caraméliser les pommes en lamelles à la poêle dans un peu de beurre et de sucre, environ 10 minutes. Les disposer sur le fond de tarte puis verser la préparation.
PS: si jamais ce salaud de chargeur s'est enfui et que vous lui tombez dessus, chopez-le! et rapportez-le moi, ça va chauffer sévère !
P.S n°2: le "verdict" pour ce genre de dessert, c'est franchement superflu. Quand c'est bon, c'est bon. Et pis c'est tout.





















