a(c)crocs

25 mars 2011

De l'apprentissage du lâcher-prise. Mais c'est pas gagné. Goûter Nanashi au passage.

Hier je me suis réveillée à 8heures. Bon j'avoue 7H47. Comme d'hab quoi, vous me direz. Sauf que...vers 10h, je me suis re-glissée sous la couette. Sans honte, sans remords, sans scrupules. et je me suis rendormie jusque genre... 12h57. Je sais bien que vous me croyez pas. "elle l'a fait? nan mais t'es sérieux?" "jte jure....". Bon, ok, ça n'a pas duré. On ne soigne pas une insomniaque chronique en deux grasses matinées. Du coup, tellement fière de mon exploit de la semaine ,j'ai enchainé sur trois nuits blanches. Bin quoi?


Pourtant, la théorie, je la maîtrise nickel. Tous les éléments constituant mon quotidien aujourd'hui sont censés converger vers une plénitude béate et insouciante. Vous voyez un plus beau tableau, vous, que :
-je suis en vacances pour une durée déterminée non négligeable
-je suis célibataire et j'ai de longs cheveux
-en plus je sais faire des brownies, des cookies, des burgers même si tu veux
-je n'ai pas de chat à nourrir. Pas d'enfants non plus. Même pas de petit frère(enfin pas là sous la main). J'ai la paix royale
-j'ai des ami(e)s ici et là, pour manger, sortir, rire, dormir
-j'ai une envie incroyablement forte et terriblement tenace de profiter de la vie, de chaque seconde, de chaque surprise, de chaque personne
-je peux danser jusqu'à 8 du matin si je veux parce que de toutes façon demain ma seule obligation c'est d'aller acheter du jus frais. Ou pas.
-je peux partir à Lille, faire semblant d'aller à Rome, avoir hâte d'être à Deauville, squatter des vacances au ski
-quand je suis sérieuse, je me dis que je commence à savoir où je vais, professionnellement, et ça me donne sacrément le sourire
-je peux décréter qu'aujourd'hui je ne fais rien.Ou que je lis l'intégrale de Chateaubriand. Ou que je me penche sur la question de l'utopie du bonheur, du couple, de la vie, des conneries quoi. Ou que je ne fais rien.

Et la liste est fichtrement non-exhaustive. Si tu relis bien tout ça et que tu le chantonnes à longueur de journée, normalement, y'a pas de raison, tu dors comme un loir, tu te soucies de rien, putain c'est ça la liberté, yeah baby!
Sauf que bon... j'ai encore du boulot.


Parce que je ne peux pas rester à rien faire. (mais j'ai un sens des priorités très personnalisé, alors je fais des choses étranges au lieu de poster mon loyer -cf billet précédent- par exemple j'essaie tous mes vernis,oui, ou je fais une brioche-bref). Parce que je ne peux pas m'endormir sans avoir parcouru mon lit en long en large et en travers, telle une nouvelle contrée à découvrir, pendant environ 3h. Sauf que le paysage est franchement pas sidérant. Et ma couette n'a plus de sens de vie du coup.

Mais tout n'est pas perdu. Le lâcher-prise est un art, domaine où l'on retrouve les génies, les amateurs, les débutants...Moi je suis l'élève tenace, et j'ai bon espoir. Genre, quand on veut, on peut, darling.
Alors ce matin là encore je m'étais réveillée à l'aube, parce que je ne sais pas vraiment faire autrement, parce que je pensais à des trucs et des bidules qui font que. Mais jm'en foutais un peu d'avoir des cernes, parce que la soirée de la veille était dingue, parce que (attention cliché-je répète attention cliché) la vie est courte, et parce que de toutes façons on m'avait promis un Bento méga vitaminé.

Les "take away" de Paris, première (on n'a pas pris à emporter, mais vous pouvez hein, c'est le concept)

Nanashi, au 31 rue de Paradis, Paris 10e

La salle est immense, plutôt blindée, de gens beaux-beaux, bo-bo, voire bio (enfin si l'on peut décrire comme ça trois compères extraordinairement barbus et revêtant d'étranges pulls en laine 100% éthique et équitable j'en suis sure). Derrière le comptoir, ça s'affaire sévère. Faut dire qu'elle a l'air de bien tourner, la jeune affaire du clan Bensemoun and co. A part un fond sonore assez puissant, j'admets que l'endroit à tout pour plaire: un petit coin épicerie bio-cool pour acheter tes carottes pleine terre ou ton jus ultra-frais, un endroit design/brocante/cantine où l'on se sent bien, une grande ardoise très lisible et alléchante.

Dans l'assiette, pour le coup, il faudra que vous alliez verifier par vous-même, car ça diverge à mort dans les avis. Pour une fois, je l'ai joué "safe" en prenant le Bento du déjeuner. Et j'ai bien fait: quantité, qualité, originalité. 13 euros, je suis repue, sans me sentir avachie comme après un sacro-saint E/P/D à la brasserie du coin. Seul bémol: le tofu pas assaisonné. Mais pour le même tarif, vous pouvez prendre un Bento viande ou poisson. Moi j'ai voulu joué la fille bobiocool jusqu'au bout alors végétarien ça sonnait bien. Les céréales sont délicieuses, de petits azukis à la cannnelle viennent parfumer tout ça, et puis les crudités sont juste comme on les veut. Croquantes, gouteuses, fraiches.

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En face, mon camarade a voulu jouer les intrépides. Alors certes il a gouté à à peu près toute la carte, et ça a l'avantage d'étoffer mon article. Sauf que c'était vachement moins convainquant. Rouleau de printemps au gout original, mais vraiment minuscule.

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Onigiri...j'hésite même à en parler tant ça m'a déçu ce ptit truc là. Riz collant, ultra cuit, genre visqueux, et goût de thon en boite très dérangenant.

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Bon, peut-être l'erreur du jour en cuisine, je ne saurais dire...En revanche, velouté de cèpes parfaitement satisfaisant. Epais et savoureux, avec les petites noisettes grillées, of course.

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Là, si vous connaissez le gaillard qui m'accompagne, vous vous dites: c'est tout?? Bien évidemment non, la faim ne s'estompe pas à coups de soupes et de feuilles de riz. Du coup, mon fidèle allié, en dépit des déceptions sus-mentionnées, ne se démonte pas et repars à l'attaque. Mini pizza briochée, et croquette de poisson. Ok. Ok. Mais vraiment sans plus. Après y'a peut-être que moi que ça gène les tomates cerises en plein mois de janvier, hein.

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Pas de dessert ce jour-là. En revanche, après un Urfa Durum des plus réjouissants, quelque temps plus tard, on avait bien envie de sucre, enfin plus précisement du cheesecake de Nanashi. Bien sur il n'y en avait plus, mais on pourra quand même vous dire que la "sorte de cheesecake" au chocolat et raisins au rhum était pas mal du tout.

Alors....alors je suis partagée. Rien à reprocher à mon Bento du jour. Tout (ou presque) en revanche pour les choix à la carte. Et puis...l'addition tout de même, qui grimpe bien vite pour du "take away". Parfois je me dis qu'un bon vieux Cojean, c'était pas si mal, en fait...

Très bientôt, il faudra que je vous parle de choses sérieuses, on l'on interroge la question de la perfection. Ca a l'air chiant, comme ça. Mais goûtez Saquana et on en reparle.

A venir, donc, quand votre narratrice chérie prendra le temps de faire les choses en temps et en heure au lieu d'aller guincher au Chateaubriand ou draguer au Rosa Bonheur (ou l'inverse), en vrac: Bigarrade, Chateaubriand, Itinéraires, Arpège, Saquana....

Posté par miss_bonbon à 23:34 - 11-Restos & co - Commentaires [0] - Permalien [#]

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