12 novembre 2009
association d'idées. Avoir faim+avoir froid+passer à la télé= tarte courgette, raclette et cumin
Dimanche 25 octobre, 21h25, 5°C, raclette entre amis
"Elsa tu peux passer le fromage fumé steup?"
"Eeh qui c'est qu'a fini le Gewurtz?!"
"des patates! des patates !!"
Lundi 26 octobre, 9h32, 4°C, matinée tv
"ding dong, on vient pour le reportage sur les tartes!"" groumf...où sont mes yeux...dodo..."
"Mais oui bien sûr, j'vous attendais! je suis en pleine forme on s'y met?"
Pour une grosse tarte énorme qui réchauffe-sa-mère et fait le ménage dans votre frigo
Pâte brisée que tu peux pas la rater (n'est-ce pas Laurence)
-250g de farine
-125g de beurre
-1 oeuf
- sel
Sabler la farine et le beurre, loooonguement jusqu'à ce que l'on obtienne...du sable. Dingue hein?
Faire un puit, ajouter l'oeuf battu avec le sel, amalgamer, ne pas trop travailler, fraiser 2 fois (NDLR: appuyer avec la paume de la main, ou Googler le terme), mettre en boule puis en galette. Etaler, piquer, foncer le moule, réserver au frais.
Appareil à quiche universel:
-20 cl de crème liquide légère
-5 cl de lait
-2 oeufs battus
-sel,poivre
Garniture du jour:
-fromage à raclette classique
-fromage à raclette fumé
-courgettes poêlées oubliées
-pommes de terre cuites épluchées
-cumin en grain
Préchauffer le four à 180°.
Précuire la pâte à blanc 5 minutes avec un poids (légumes secs sur papier cuisson), puis 5 minutes sans rien.
Disposer les éléments de la garniture, sauf le cumin, sur le fond de tarte. Mélanger le lait la crème les oeuf, ajouter le cumin en grain, assaisonner, verser sur le tout.
Enfourner pour 20 à 30 minutes.
Déguster bien chaud, accompagner de la sacro sainte salade verte, parsemée pourquoi pas de noix et noisettes concassées, humm, le tout arrosé d'une vinaigrette bien moutardée. Et là on se glisse sous la couette tirée jusqu'au canap, le gros roux sur les genoux (ps: ceci est mon chat), on finit son verre de Gewurtz ("merde mais il en restait alors?") tisane et on digère. L'hiver est là.
05 novembre 2009
Missbonbon met la main à la pâte pour 100% Mag: utiliser les restes, maîtriser la cuisson, parfumer la pâte. On va s'marrer.
Chers vous,
en ces temps de crise ultramoderne, vous êtes en mesure de savoir que, pour ne pas crever sur le carreau, tout jeune qui se respecte se doit d'envisager toutes les reconversions professionnelles possibles. Ainsi, la capacité intrinsèque qu'on ces êtres fabuleux nommées communément "femmes" de pouvoir manier à la fois la spatule et le clavier est un atout majeur dans ce monde cruel et impitoyable.
Etre multitâches (amateur de jeux de mots vaseux, absenez-vous) donne alors à la femme un avantage sur son concitoyen, le jeune toujours, du sexe opposé, qui lui, a déjà du mal à répondre "merci" s'il est affairé à une autre tâche (par exemple: déployer toutes ces facultés motrices afin de changer de chaîne).
Cas pratique:
Alors qu'elle avait établi son plan de carrière sur 10 ans dans le domaine des lettres modernes, avec professorat à la clefs ou bien poste au CNRS (on a bien le droit de rêver), la jeune n'a pas pour autant cesser de s'activer aux fourneaux, de chercher encore et toujours à améliorer ce savoir-faire.
Alors, le jour où la vérité lui sauta sauvagement à la figure (les lettres, c'est chiant, en plus, ça donne la chômage), elle n'eut pas trop de mal à changer son fusil d'épaule (et Dieu sait si elle a des lacunes en port d'armes, défavorisée par des années de militantisme anti-chasseetpêche) et se retrouver commis de cuisine.
Par tant de sagesse acquise, la jeune aujourd'hui encore tient à multiplier les expériences et les savoirs, afin de, en temps voulu (mais Dieu-ou quiconque-m'en préserve), être apte à tous les niquer. Non mais.
Ainsi, on a pu la voir s'essayer à l'enseignement culinaire. De même, on la verra demain s'essayer au reportage télévisé. Eh oui, la jeune est pleine de ressources !!
Si vous êtes un looser de la pâte à tarte, que vous ne comprenez pas pourquoi la quiche fuit, que vous avez 3 croutes de fromage à raclette qui traînent au frigo, que vous voulez mettre du piment dans votre vie (ou juste du cacao dans la pâte sablée), ou si vous voulez tout simplement vous poilez un bon coup en me voyant gesticuler en live, ceci est pour vous :
Emission 100% Mag, Vendredi 6 Novembre 2009, 18H50 sur M6
thèmes:
-utiliser les restes dans une tarte salée
-customiser sa pâte à tarte
plus:
-plein de ptits trucs sur les tartes qui peuvent servir
guest star:
-votre dévouée MB
19 octobre 2009
L''indecrottable cake au chocolat. Mais où l'on apprend à substituer le beurre, combler sa famille, nourir ses amis,entre autres
Oyez oyez!
L'heure du grand retour a sonné, et il s'annonce...ma foi carrément pas palpitant. Ouiii je sais c'est pas vendeur, mon conseiller com'market me l'a bien dit pourtant, mais voyez, je peux pas vous mentir. Alors pourquoi elle vient là nous pondre une recette qu'elle est même pas originale et que mémé fait la même à la maison sans savoir cliquer sur un mulot? Bah parce qu'elle a quand même bien envie de jouer avec les mots, de titiller l'apostrophe et le guillemet, de faire danser les italiques, de tournebouler les expressions, de faire vibrer le dico quoi!! Et tout ça pour quoi msieursdames? non pas pour son petit plaisir personnel (bien qu'elle admette avec une lucidité remarquable que cela lui fait un bien fou et que merde alors faut bien kiffer la vibe aussi) mais dans le but ultime et néanmoins très incertain, de vous faire marrer. Ou au moins sourire allez, disons que si je pouvais vous réveiller les zygomatiques ne serait-ce que l'ombre d'une phrase, j'en serais comblée. Disons, j'aurais bien fait mon job. (Là elle prend conscience que passer du "elle" au "je" sans transition préalable peut interférer dans l'intercompréhension entre le lecteur et l'auteur. Mais comme elle se sent pas trop Delon dans l'âme, et encore moins dans le corps, "je" reprend du service.)
Je disais donc, pour la faire courte mais toutefois intelligible, point ici de recette sophistiquée, de recette novatrice, du genre qui révolutionne votre cuisine ou assure votre victoire à UDPP, mais un phrasé volontaire et généreux, qui s'espère au pire divertissant, au mieux, poilant. Avec tout de même à la clef la recette pleine de chocolat du cake qui vous sauvera la vie, ou vous la rendre meilleure, dans X situations que je m'en vais vous énumérer ci-après.
1) Le cake au chocolat, c'est le marbré Brossard des gouters de kermesse d'école. Sauf que vous pourrez la jouer mère exemplaire en ponctuant votre arrivée, devant les yeux émerveilléx des morveux (et de leurs pères, cela va sans dire) d'un "c'est fait maison!" qui laissera la nuée de génitrices vertes de jalousie, ou rouges de honte, cachant leur Papi Brossard beaucoup trop désuet sous la cape de leur chérubin ingrat (qui a en effet déjà la bouche pleine de VOTRE gateau).
2) Le cake au chocolat, c'est le brownie Brossard des soirées entre potes. Soirée vins/fromage élégante ou soirée disco exubérante, on SAIT que tout ceci se terminera pas un assaut acharné vers le carré d'aluminium où trônent les micro-parts de l'inespéré dessert de la soirée. On bénira celui (ou celle) qui aura pensé aux besoins nutritionnels, en réharmonisant l'équilibre des apport journaliers par l'achat de la bombe calorique susnommée: car en effet, nous avions les lipides à base de 8 sachets de cachuètes et 3 paquets de chips au vinaigre, les fruizélégumes grâce au bocal de cornichons rescapé de la raclette-party de la veille, les sucres lents et le calcium s'acoquinaient au coeur des pizzas 3 fromages, et nous ne manquions guère de protéines avec ce lot de saucissons secs d'aubergne aux parfums délicats (3 achetés 1 offert on n'hésite pas ma bonne dame!). Mais quid du glucide pur et dur, du sucre à grande vitesse? Pour de jeunes être encore en pleine croissance (bin quoi 25 ans?), il était nécessaire de combler ce manque! Ainsi, le ou la personne bien intentionnée, mais carrément archi-overbookée avec son tout nouvel emploi du temps de jeune cadre dynamique (plus pour très longtemps peutetre d'ailleurs), aura fait un saut rapide au Monop encore ouvert à 21H45, hésité 15 bonnes minutes entre un Chablis vieilles vignes 2003 ou un Gamay de Bouze (aucun rapport avec J.) 2006, mais pas une seconde pour embarquer l'unique brownie à partager déjà nommé.
Et c'est là que j'interviens avec ma recette. Parce que loin de moi l'idée de faire l'éloge du Papi, et puis merde on est des grandes personnes maintenant, on a besoin ET de grandes portions, ET de savoir s'auto-alimenter (alimenter ses amis en même temps, ça rapporte beaucoup beaucoup de considération). En plus, la recette est super facile. Mais vrai, il te faut 1 heure de temps quand meme. Donc si t'es chômeur c'est parfait finalement. Si tu ne l'es pas (touche du bois veinard), sache que tu peux faire ce cake 2 voire 3 jours avant le jour J, il sera toujours au top de sa forme, voire au mieux. Tu seras le roi de la night, le dieu du chocolat, on te demandera ptet même la recette! Et chacun aura une VRAIE part, fou non?!
Mon cake est donc ton ami, puisqu'il est l'ami de tes amis.
3)Le cake au chocolat, c'est la fée du logis spécialisée Es-frigo en décrépitude. Il va ingurgiter ces deux ou trois trucs dont vous ne savez que faire, vous l'homme de qui la femme a blindé le frigo de choses improbables parce qu'elle a squatté votre demeure 1 jour 3/4. Du genre? des oeufs bio et du fromage blanc. Vous pourriez quand même vous faire une omelette ceci dit, mais y'a du poisson pané au bloc, euh au congèl pardon, déformation professionnelle. Bref, casser des oeufs vous effraie, mais si vous les jetez elle vous tue.
Donc vous allez faire ce cake. Non seulement elle va halluciner que vous ayez su utiliser "ses" trucs de meuf (qui, en vérité, sont juste des "trucs de vie" mais que vous n'avez pas encore bien intégrés vu votre jeune âge. ps:25 toujours...), mais en plus elle va adorer le résultat. (et donc, vous serez en mesure d'être récompensé comme il se doit, mais tout ceci étant implicite pour vos esprits affutés, je vous laisse développer).
4)Le cake au chocolat est un baroudeur de l'extrême, le compagnon idéal de toute virée RéseauExpressRégionalesque. Voir votre famille relève de l'exploit tant ce parcours du combattant vous rebute (1H45 pour faire 35 bornes, vous pourriez déjà être à Marrakech en all inclusive a ce rythme là!), mais quand le courage vous prend (et vous surprend), vous n'arriverez pas les mains vides. Vous êtes cuisto et on vous le fait bien sentir (Maman, je romance là). Vous avez déjà essayer de trimbaler une tarte au citron meringuée sur la ligne B? non? moi oui. Plus jamais. Sauf si j'avais dans l'idée de faire une démonstration en live du concept de destructuration du dessert, j'ai complètement merdé mon arrivée.
Alors que si j'avais eu l'idée ô combien lumineuse d'opter pour ce fabuleux cake, j'aurais même pu le trimbaler au fond de ma besace ciglée sans crainte. Car le fameux s'emballe et se trimballe! (oui je sais je maitrise follement l'art du slogan). Bref, vous le faites, vous l'emballez dans 3 couches d'alu, vous pérégrinez entre stations de métro, quais de gare et trottoirs de banlieue, pour enfin arriver à destination et découvrir qu'il n'a pas bougé d'une miette (puisqu'il n'en fait pas, ahah!), qu'il est toujours tiède et moelleux et que vous allez lui faire sa fête grave. La famille est contente, et pour vous l'honneur est sauf.
5) Le cake au chocolat (le mien en tout cas) pourrait intégrer une pub slim fast. Oui, bon, enfin presque quoi. Mais quand même, remplacer 150 g de beurre par 150 g de fromage blanc à 0% de matière grasse ,j'veux pas dire, mais ça fait une petite différence non? Evidemment, y'a toujours 200g de chocolat, et pas du chocolat de fillette hein. Disons que ce cake au chocolat vous culpabilisera moins qu'un brownie décadent au beurre de cacahuète ou même qu'une hypocrite tarte au citron (me dites pas que vous n'avez pas cru-au moins un jour- que la tarte au citron était un dessert léger, parce qu'elle est tout mignonne en jaune poussin, qu'elle parait innoffensive sous ses airs de bombe calorique?).
Pour résumer, et vérifier que les points sus-énoncés remplissent leur rôle humoristico-marketeux (autrement dit: vendent mon produit et vous font marrer de concert): Je vous propose, mesdames, messieurs, une recette qu'elle est facile, un gateau qu'il est bon, un concept qu'il a tout bon !!
CHOCOLAT + FROMAGE BLANC + 1 MAIN ET 1 FOUET+ 1 FOUR = une mère exemplaire épatante,un ami qu'on oublie pas d'inviter, un concubin surprenant ET cuisinant, une fille digne de sa mère et qui kiff le RER, un/une gourmand(e) sans (trop de) conséquences. Elle est pas belle la vie?
-200g de chocolat noir corsé (ici, chocolat de Tanzanie, 75% de cacao)
-150g de farine
-100g de sucre
-1/2 sachet de levure chimique
-2 oeufs
-150 g de fromage blanc
-5 cl d'huile neutre
Blanchir les oeufs et le sucre. Ajouter le fromage blanc, puis la farine et la levure. Ajouter enfin l'huile, puis le chocolat fondu au préalable.
C'est tout.
Ah euh non, cuire le cake tout de même! 35 à 40 minutes à 180°. Le coeur du cake doit rester fondant, donc le test du planter de baton couteau s'avère inutile. Sauf pour sonder le bord, allez, ça nous rassurera.
Laisser refroidir puis démouler.
Mangeeeeeer!
ps: quelques carrés de pralinoise discrètement glissés au milieu du cake...hummm
ps: avec une glace à la vanille....rehummm
01 septembre 2009
Petite leçon de professorat: MissBonbon chez Initiation Gourmande. Meuh oui vous allez y arriver!
Comme il en a été question précédemment, je faisais au mois de juin ma première expérience "de l'autre côté du pupitre", lors d'un cours de cuisine donné au sein de l'atelier d'Initiation Gourmande. L''affaire tend à se répèter (mais pas à se ressembler) avec quelques confrères et soeurs de la blogo, qui sans nul doute, s'interroge sur le commentquoiqu'estce de la soirée. D'où ce petit post à visée rassurante et/ou pédagogique concernant le déroulement de votre petit instant de gloire, cher professeur Es-cuisine d'un soir!
Je profite de quelques dernières heures de répit avant la reprise, la vraie, avec toutes les joies inhérentes à ce choix masochiste que fut mon entrée dans le monde de la cuisine professionnelle, élégamment appelé aussi milieu des "métiers de bouche"(hummm) pour vous pondre cette petite leçon en 9 points (car 10, c'est trop conventionnel, évidemment).
Bref, je pourrai disserter sur pas mal de points concernant l'expression entre guillemets sus-citée, mais chaque chose venant en son temps, j'attendrai de me faire écrivain à plein temps pour vous régaler de ces délices. J'en salive d'avance.
Donc, vous flippez grave pour ce premier cours, pire qu'avant la rentrée des classes du CP, vous vous dites que vous n'y arriverez jamaiiiiis, que la vie est trop duuuuure ! etc . Bon, je vous rassure tout de suite, vous allez y arrivez. Et les doigts dans le nez (c'est une image hein, sinon c'est un peu dégueu quand même, pour un cuisto).
Petite leçon à l'intention des trouillards (pas de méprise: je me moque parce que je suis dans le top 3 facile là):
1) Revêtir la tenue adéquate pour un maximum de crédibilité. Out le tablier cadeau de fêtes des mères/de potes à l'humour douteux, avec inscription en gras "Mum loves chocolate" ou, si option 2 selectionnée, trompe-l'oeil évocateur.
2) Préparer ses fiches. Comme à l'école oui. Visualisez-vous à l'époque du bachotage (je sais c'est loin pour certains), et vous y êtes. Et puis les oublier aussi, après bien les voir apprises par coeur. Parce qu'elles vont vite disparaitre sous les légumes, les casseroles, les culs de poule...
3) Prévoir un certain ordre des choses. Pour? éviter de se retrouver avec un canard cru dans l'assiette, ou bien encore une pannacotta liquide (de la crème fraiche, c'est ça). C'est qu'il va falloir être organisé, mazette!
4) Pratiquer l'autodérision avec brio. Car certains de "élèves" se révèleront des pros du siphon, des expert Es-génoise, des fanatiques du ravioli fris, j'en passe et des meilleurs! Et donc, se feront une joie de vous moucher au moindre faux pas.
5) Sachez vous venger pédagogiquement. Déjà, mouchez les à votre tour en vous rappelant dès la 4e minute du cours de tous leurs prénoms respectifs (oui c'est rilaxe, on se prénomme, on se tutoie).Mise en situation: "Ah non Yoann, là c'est pas le nerf du magret que tu as coupé, plutôt les 2/3 de ton filet en fait. Mais bon, si t'as pas trop faim à force de grignoter les morilles comme des olives apéro, ça fera l'affaire hein".
6) Garder un esprit bon enfant!!! exit les coups de baguettes (chinoises) sur les doigts et les apprentissages de recette par coeur. On est là pour se déteeeeendre, et même si nous on est over-stressé, personne ne doit le sentir. On est pro, on maîtrise à mort:)
7) Savourer la présence de Stephane, commis de cuisine pour l'occasion. Et aisni profiter d'échapper à la corvée de vaisselle. Bigre, c'est fou comme on s'habitue!
8) Ne pas paniquer. C'est brûlé, trop salé, pas assez sucré? Ce sont des choses qui peuvent arriver, mais franchement vous avez tellement répété vos recettes que c'est presque improbable! Le cas échéant, dédramatiser, humoriser à fond, l'essentiel pour les participants, vous y compris, c'est d'avoir passé un bon moment, d'avoir appris des "trucs" (sur les produits, les techniques, les astuces) et d'avoir gouté de nouvelles saveurs.
9) Trust yourself. Oh Yeah.
Pour bibi, ce fut une soirée magique. Bah ouais, elle y va fort là, elle emploie les grands mots et tout. Mais que voulez-vous, parfois, je me laisse aller à l'émotion, parfois seulement hein. En vrac: des fous rires, un lancer de galette de pomme de terre, un pro de la mini galette, des mille-feuilles excentriques, des découvertes culinaires, un repas dans la bonne humeur, le petit vin qui va bien, 10 sourires et estomacs ravis. Merci !!
31 août 2009
Dites "cheeeeese !!! ....caaaaake!!" pâte sablée aux pépites de chocolat, ricotta et poires
Je sais bien que j'suis à la bourre, que la quête du Saint Graal d'outre-altantique a depuis bien longtemps été poursuivie par confrères et consoeurs, que d'ailleurs certains n'ont pas chômé quant à lui rendre l'hommage qu'il se doit. Et que mille recettes, des plus honteusement détournées aux plus strictement authentiques, ont été réalisées aux quatre coins du monde, aussi.
Je sais bien tout ça les amis, sauf que moi, j'aime bien prendre mon temps. Laisser passer la vague de cream-cheese, le mouvement de foule toquée, la jubilation gustative collective, la nuée de moules à fonds amovibles...et y aller faire un tour hors-saison. Certes, on peut alors m'accuser d'être has-been, un peu comme si je ressortais mon t-shirt moule-moule alors que l'on est définitivement dans l'ère du loose!!!(le jean boyfriend, le débardeur large,long,extra-fin...). (j'ai conscience du peu d'âmes touchées au coeur par cette comparaison modesque, mais les meilleur(e)s l'auront saisie? ou juste, j'ai pas trouvé mieux voilà, j'avoue). Sauf que, la mode, ça va ça vient, ça finit toujours pas revenir d'ailleurs. Y'a qu'à regarder les bodys lamés de chez American Apparel. En plein dans l'ère loose, ils se taillent une bonne part de marché à bon avis (malgré leur incapacité probable à être porté par 95% de la population -féminine et/ou masculine, j'entends).
Bref, tout ça pour dire quoi? Que le cheesecake c'est un peu comme la petite robe noire. Indémodable. Et donc, intemporel. Ce qui fait de moi non plus une indécrottable fille en retard, mais juste une fille in the wind yeah. Facile hein.
Ah oui quand même, c'était pour dire aussi que certains retards ne se rattrapent pas , et que j'suis pas fièrotte là. C'est en effet trois mois post-évènement que je me rends compte que MellePasLignac a repris du service. Shame on me.
Et ce cheesecake alors, il donne quoi? une pâte sablée pour le fond, parce que l'amalgame tout humido-pâteux de biscuits violemment pulvérisés ne me convainc définitivement plus. Avec des pépites de chocolat, dedans parce qu'on ne me refait pas. Et surtout parce que, ce n'est pas une première, elles feront très bien copain-copine avec les poires. Ensuite? Ricotta et fromage blanc, histoire d'alléger la conscience (parce que vous comme moi savons très bien que c'est pas ça qui va faire disparaitre les 130 g de beurre de la pâte...)
Pâte sablée (recette à diviser en 3 parts égales, congelez les 2 autres pour les futurs cheesecakes ou tartes au chocolat):
-250 g de farine
-50 g de poudre de noisettes
-130 g de beurre demi-sel
-90 g de sucre en poudre
-1 oeuf
Sabler la farine, la poudre de noisette et le sucre avec le beurre. Ajouter l'oeuf, mélanger rapidement, fraiser 2 à 3 fois. Séparer en 3 pâtons égales, aplatir en petite galettes rondes (plus pratique pour étaler par la suite). Congeler les 2 parts restantes, enveloppées dans du film. Sauf si vous faites un huge cheesecake, of course, prenez alors le pâton entier, vous récupérerez les chutes après le fonçage.
Laisser reposer au frais (ou pas...si t'as pile poil devant toi 40 minutes cuisson comprise pour venir à bout de ton dessert, t'as intérêt à pas trop avoir chauffé la pâte dans tes mimines-ou avoir un robot qui bosse pour toi- pour l'étaler un direct sans trop de dommages collatéraux). Foncer le cercle après l'avoir beurré (cela permet à la pâte de bien adhérer, et de ne pas retomber lors de la cuisson à blanc)
Mettre au frais 10 minutes, le temps de faire l'appareil au fromage. ¨Préchauffer le four à 200°. Précuire à blanc, sans poids (bin oui, t'as fait une super pâte, elle est bien froide, et le cercle bien beurré, t'as même plus besoin de ramasser les haricots secs sur le sol de ta cuisine après cette étape désastreuse); 5 minutes environ. La pâte est blanche mais plus crue. Précuite quoi.
Appareil à cheesecake: (pour un cercle à bords hauts de 15/20cm de diamètre)
-250 g de ricotta
-100 g de fromage blanc 0%
-50 g de crème fraîche
-60 g de sucre en poudre
-2 oeufs
-1/2gousse de vanille
-2 càs de farine
-1 grosse bonne poire (pas toi, banane)
Fouetter les oeufs avec le sucre, ajouter les fromages et la crème, la pulpe de vanille, la farine. Peler la poire, la couper en dés, les disposer sur la pâte à tarte. Recouvrir de l'appareil précédant. Baisser le four à 160°, enfourner pour 30 à 40 minutes. Laisser refroidir, décercler, et hop! au frigo pour la nuit. Je sais c'est atroce, il est haut, il est beau, il sent bon, et t'as pas le droit d'y toucher. Bin ouais, mais pour une fois que tu peux procrastiner en paix! (et à bon escient, be proud!)
Verdict(s):
-l'idée de la pâte sablée: validée à 100%. C'est pas mouillé, pas pateux, pas spongieux, mais juste absolument croustillant.
-le mélange ricotta-fromage blanc: pas mal du tout, quoi qu'un peu trop humide. Moins convainquant queun Philadelphia-yaourt nature précédemment goûté. Mais plus léger, certes.
-les poires, le choco et la vanille: validé aussi. Mais mon côté conservateur (mouahaha) tend à me reprocher tant de fantaisie dans le cheesecake. Rien ne vaut l'indétronable duo citron/coulis de fruits rouges!!
14 août 2009
Viens voir Tata Louise ma mignonne !
Sur le quai de la gare, la vieillotte m'attend le rose au joue, pomponnée comme pour son premier bal. Faut dire, je suis sa sortie annuelle, son rendez-vous avec le monde, sa virée extra-ordinaire. Moi je gromelle déjà, sourire narquois en anticipant ses mots, radotés depuis 15 ans déjà, et surement pour 15 encore, avant que je ne lui ponde la relève. Je me mors les joues pour ne pas râler ou me marrer, pour que les siennes valent la peine d'avoir été peinturlurées, pour que ma vieillotte reste ma vieillotte. Elle voudrait que je l'appelle Tata. Ou Tata Louise, si je préfère Louise. Moi je l'appelle pas. Ou la vieillotte, dans ma tête. Parce qu'une tata pour moi ça a plutôt l'age d'une mère, ça y ressemble aussi, mais en plus cool, parce que ça n'a pas eu d'enfants et encore moins de fille alors tu comprends ma puce j'en profite? Si la vieillotte savait que j'appelle Sarah Tata, je crois bien que ses joues vireraient au cramoisie. Elle croit que mon refus lexical est systématique. Laissons la croire, pauvre vieillotte. Faut dire, je voudrais pas lui faire du tort. C'est juste qu'elle est trop vieille pour être tata point barre.
Bon, il me reste à peine 5 mètres à parcourir, et je sens déjà les effluves de son eau de cologne désuète. Ca me sert la poitrine. Ca sent comme Papi, la caravane et les serviettes de toilettes rapeuses du fond du placard. J'ai la gerbe mais je souris, des hauts le coeur quand elle m'aggripe. Elle m'a rien fait pourtant, c'est juste une vieille. Ma vieillotte.
Elle me prend le bras comme son amie Rose, me le tient des deux mains pour pas que je m'enfuis. T'en fais pas vieillotte, j'suis là pour deux mois, j'aurai bien le temps de t'échapper une autre fois. Je lui souris encore et je l'écoute, me parler de mes cheveux et de ma taille, de mes souliers et de ma mère. Je regarde devant moi pour pas voir ses yeux tristes, gris clair qui ont du être bleus, qui me rappellent trop que le temps passe vite. Qui me rappellent ma mère aussi, qui les a encore bleus mais pour combien de temps dis?
Sinon, à part faire des essais romanesques le samedi après-midi, parfois je vais au restaurant. Quand on y passe par hasard, que l'on m'y invite sans crier gare. Par exemple chez Tante Louise.
Pannequets de saumon, sauce basilic
Filet de dorade grillé, risotto au riz noir et fruits de mer
Lotte lardée et farci à la cive, légume de printemps au beurre

Mille-feuilles aux fruits rouges
***
Service "old school" un tantinet guindé, tout de même amusant à observer. Grandes serviettes blanches, argenterie et vaisselle ciglées, chariot de fromages, serveurs endimanchés et aux petits soins, ici restauration rime avec tradition. Et addition? eh bien non figure-toi! Le menu à 42 euros est franchement une bonne affaire (ici: gaspacho, pannequets de saumon, dorade et risotto, nougat glacé). C'est copieux, fin et goutu, le choix assez vaste pour un menu (3 propositions à chaque étape). Rien à redire. Ah si tout de même: un nougat glacé un peu trop chargé en fruits secs, on cherche encore la crème glacée.
Côté carte maintenant. Bon, autant te le dire de suite, tu risques peut etre d'avoir un peu faim apres ton tandem plat/dessert. Cette remarque ne vaut que pour les plats que j'ai moi-même choisi bien sûr, fort probable que si tu prends l'option viande ce sera plus roboratif. Et cette lotte alors? Pas mal du tout. Certes l'accompagnement est riquiqui. Mais les légumes sont croquants, les girolles fraiches, le poisson très bien cuit.
Le mille-feuille est huge, les fruits rouges bien présents, et je crois bien même avoir décelé quelque mara des bois (ou alors de très bonnes fraises). Honnêtement, je me régale. Comme il devient assez courant, la crème au beurre, crème patissière ou crème mousseline du "traditionnel" mille-feuilles est remplacée ici par une simple crème fouettée vanillée. C'est vrai que c'est léger et onctueux, mais parfois quand même on aimerait trouver en pâtisserie de restaurant un "vrai" mille-feuilles, qui peut se couper au couteau tant la mousseline est réussie: ferme, lisse et fondante. Et on sentirait le travail du guerrier derrière. Alors que la crème fouettée bon ben...on sait aussi la faire hein!
Et pour épancher sa soif alors? La carte des vins est vraiment intéressante, surtout pour nous, ô pauvres étudiants et/ou cuisiniers en herbe payés au lance-pierre, car on y trouve une petite sélection de vins de Bourgogne à prix très très attractifs côtoyant les grands crus de ce genre de maison! Du coup, vu que c'est quand même feu Bernard himself qui recommande, on se laisse même tenter par le premier prix! Un petit Chablis dont je ne me rappelle malheureusement plus les précisions, qui nous est facturé 20 euros les 50 cl. Oui madame, oui monsieur! Et servi bien frais, c'est un petit bonheur, s'il en fallait encore un!
Parce que la publicité n'est pas toujours mensongère: "l'un des meilleurs rapports qualité/prix de la capitale". Bon, n'y étant allée qu'une fois, et étant de nature plutôt méfiante, voire suspicieuse, et tatillône, je m'octroie le droit de revenir sur mes propos ultérieurement si nécessaire. Que la vérité éclate!
Pour ceux qui sont pressés mais intéressés
(non je ne vise pas particulièrement tout parisien de pure souche qui se respecte, quoi que...):
Point positifs:
-l'acceuil, simple, pas trop "trop", et sourires.
-le menu à 42 euros, vraiment très bien
-la justesse de cuisson
-la fraîcheur des produits (évidemment cela n'engage que ma perception du produit, je n'ai pas encore osé demander à aller mettre mon nez dans leur chambre froide...mais l'idée me travaille...)
-les suggestions de vins à prix abordables
Points négatifs:
-le service tout de même un peu trop "trop" (eh oui je suis une grande fille et ainsi capable de demander un peu d'eau s'il m'en manque, de vin également). Mais je sais ,cela fait partie d'une "tradition" de la restauration gastronomique, et plaira sans nul doute à certains adeptes de ce service "aux petits oignons". Mais bon, pour moi, s'il pouvait se mêler un peu plus des leurs (oignons, suivez un peu !), je ne m'en sentirais que plus à l'aise et à même d'apprécier le repas.
-la portion de légumes en accompagnement du poisson à la carte, un peu light tout de même, pour le prix.
L'adresse:
41, rue Boissy d'Anglas, 75008 PARIS
Fermé samedi et dimanche
01 42 65 06 85
PS : Pensée émue à tous les apprentis et commis, et puis merde alors, aux brigades toute entières même! Pour le travail de forcené qui permet toutes ces jolies assiettes, pour les horaires de dingue, le rush du coup de feu, la chaleur du fourneau, les brûlures et coupures, pour la rudesse du milieu qui malgré tout ne fait pas perdre la passion. Salut à vous!
27 juillet 2009
Un tian vaut mieux que deux tu l'auras
Non je ne sais pas de quoi demain sera fait
Je ne sais pas si j'aurai un chat roux ou bien botté, des triplés ou une poupée, un bonhomme-de chemin-ou deux amants, un métier de fous ou un regret...
Je ne sais pas où je serai, où mes ballerines soldées m'auront portée, jusqu'où mes escarpins dorés m'auront supportée (ou l'inverse).
Je ne sais pas non plus avec qui j'y serai quand j'y serai. Et d'ailleurs, quand j'y serai?
En attendant que passent les jours, que s'entassent les questions, que s'inversent les réponses; en attendant que vienne à moi l'idée, l'envie, la volonté, la voie tracée, ou que j'aille vers elles, coute que coute; en attendant mon temps, je saisis celui qui passe et l'embellit asap à coup de couleurs et de saveurs.
Tiens,prends en donc un peu, c'est là, bien là, ça n'attend que toi !Ca demande pas réflexion, ni introspection, ni même concentration... juste délectation.
Tian de légumes individuels, pour 4
-2 gros oignons (comme ça t'auras une bonne raison de pleurer, na)
-2 courgettes fines
-2 aubergines
-3 à 4 tomates allongées
-sel,poivre,herbes de provence séchées(basilic, thym, sariette)
La fondue d'oignons (vous pouvez la faire la veille, même l'avant-veille, ça se garde assez bien et se mange avec tout! au fond d'oeufs cocottes, sur un toast avec du chevre, dans une tarte salée...):
Emincer trèèèès finement les oignons pelés (attention les doigts hein), faire chauffer de l'huile d'olive (soyez généreux) dans une poêle/sauteuse/casserole. Ajouter les oignons, sel, poivre et herbes, faire suer 2 minutes à feu vif, puis baisser le feu au plus bas. Laisser alors compoter tranquilement, en remuant de temps en temps pour éviter tout accrochage. Debarasser quand les oignons sont bien tendres et liés.
Les aubergines: emincer, précuire à l'huile d'olive à la poêle. Etape un peu longue: chaque tranche d'aubergine doit être en contact avec la poêle, afin qu'elles cuisent toutes uniformément (rien de pire qu'une aubergine crue ...yeuuurk)
Les courgettes: emincer également,en fines rondelles, puis les sauter rapidement à l'huile d'olive. Ca va plus vite que pour les aubergines ici, moins de précision requise, la courgette finira de cuire au four sans problème.
Les tomates: émincer toujours.
Ps important: assaisonner chacun des 3 légumes à ce stade de l'opération. Ca vous évitera de le faire lors du montage, lorsque le risque de lacher une énooorme poignée de sel dans une si petitmignon tian individuel se fera grand.
Le montage et la cuisson:
Préchauffer le four à 180°.
Dans 4 cercles en inox (ou alors dans de petits ramequins-service sans démoulage dans ce cas), disposer une grosse cuillere à soupe de fondue d'oignons au fond, tasser. Puis monter le tian en rosace, en alternant aubergine, courgette et tomate. Pour les gourmands, râpez quelques lamelles de parmesan sur tout ça.
Enfourner pour 15 à 20 minutes.
Très bon avec, ici, des oeufs bios brouillés tout simplement, mais également : un magret de canard, un carré d'agneau, des rougets grillés, enfin tout ce qui sent bon la grillade ou l'été, ou juste la ptite bête que vous préférez dévorer (oui je sais je suis atroce).
Bon ap'.
Et advienne que pourra.
17 juin 2009
Cours de Cuisine par MissBonbon chez Initiation Gourmande, piqûre de rappel et places disponibles
N'ayant pas de formation es-marketing et assumant mes capacités limitées en tant que publicitaire efficace, je ne peux que réiterer ici bas les propos déjà évoqués, à savoir TOUT CE QU'IL FAUT SAVOIR. Techniquement parlant, si vous êtes dispo le 30 juin de 19h à 22h, que vous rêvez de connaitre le secret d'une sauce aigre-douce, que vous pensez avoir encore des choses à apprendre aux fourneaux, si l'idée de voir MissBonbon en vrai et en toque vous branche, ceci peut vous intéresser !
Le cours du jour (suivi de la dégustation en accord mets/vins):
-velouté froid d'asperges vertes, écume au Parmesan, pointes sautées à l'huile d'olive et morilles
-magret de canard rosé, sauce aigre-douce au vinaigre de framboise, pomme Darphin
-mille feuilles toutléger aux fraises Gariguettes et smoothie mentholée
Le tarif: 50 euros, tout compris
Places disponibles: 5
Lieu:
17 rue de Sablonville
92 200 Neuilly sur Seine (métro ligne 1: arrêt porte Maillot)
Contacts et infos complémentaires:
le site d'Initiation Gourmande
Elsa: 06 14 96 79 39
Stephane Blanchet (chef de l'Atelier) : 01 46 24 52 93
06 juin 2009
Saumon minute 'vapeur' à l'orange, navets primeurs glacés, asperges croquantes, crème vin blanc/orange. Selfish pleasure.
Si je vous dis cuisine, vous dites? prête à jurer-cracher qu'après les termes d'usage "gourmandise" "saveurs" et autres "délice" viendront sans peine les non moins conventionnels "partage", "convivialité" ou encore "générosité". Ce qui est loin d'être une aberration, certes. Ce réseau lexical est parfaitement acceptable, technico-littérairement parlé.
Mais bon. Y'a des fois où... on voudrait bien penser un peu qu'à soi. Oui, oui rien qu'à son ptit soi à soi. Du genre ce dimanche non travaillé (pas que les autres le soient, mais avec tous ces fériés qui sautent, j'oublierais presque l'existence de jours chômés). Je suis là, peinarde sous la couette. Enfin peinarde, c'est un bien grand mot. Il doit y avoir tout Paris dans ma rue pour faire un vacarme pareil. Je leur balancerais bien un seau d'eau mais manque de pot (oui j'aime les contenants) celui-là était pour le chat. Enfin le monstre quoi. Reprenons. C'est dimanche, le chat a fait trempette, je bénis quand même le double vitrage,il fait un soleil de ouf (zêtes libres de ne pas me croire) et ça, ça mes aïeux, on en aura surement débattu mille fois tellement on se le répète chaque jour où le soleil se pointe, mais ça te change une vie !!! oui bon ok, ça te change une journée, c'est déjà ça, comme dirait Alain.
Bref. Pas de réunions amicales ou amoureuses prévues ce jour, juste Paris, le chat et moi. De là, je crois bien que jme suis dit que je méritais vraiment un ptit plaisir en solo (teuteu, pas de ça ici-bas voyons). Ni une ni deux, plutôt 43, marches plus bas, cabas sous le bras, me voilà toute guillerette prévoyant mes achats! J'ai pas hésité longtemps sur le choix de la came à vrai dire, parce que déjà, avec le saumon, on est copains comme cochon, et puis bon, les légumes, c'est juste...les légumes quoi, un peu comme le chocolat, indispensable en somme. Pensez bien qu'avec ces primeurs aguicheurs sous les yeux, j'allais facilement succomber. Comme devant un pot de Nutella ouvert, voyez.
D'où le mic-mac culinaire suivant: des légumes glacés, un saumon léger léger et acidulé, des asperges qui croquent, et une sauce hummmm LA sauce.
1) faire mariner le pavé de saumon dans un mélange d'huile d'olive, jus d'orange,zestes d'orange et ciboulette. Saler, poivrer bien entendu.
2) bien laver les navets, les mettre dans une sauteuse avec un fond d'eau, quelques parcelles de beurre et un carré de sucre. Saler, poivrer bien entendu. Porter à ebullition, couvrir d'un cercle de papier sulfurisé percé, baisser le feu et laisser cuire une 15aine de minutes. Quand les navets sont cuits, ôter le papier et faire réduire le "sirop" afin d'enrober les légumes.
3) Porter à ébullition 15 cl d'eau, ajouter une c à s de fumet de poisson déshydraté, 5cl de vin blanc, un peu de jus d'orange et de zestes, assaisonner, réduire, crémer, réduire jusqu'à consistance souhaitée.
4) Plonger les asperges 7 à 8 minutes dans l'eau bouillante salée, rafraîchir pour garder la couleur, remettre en température (chauffante, micro-ondes)
5) Cuire le saumon dans sa marinade au micro-ondes (puissance max), 3 à 4 minutes selon l'épaisseur du pavé.
6) Déguster tout ça les yeux fermés, ou pas. Aaaah qu'on est bien là, mon saumon, le chat et moi.
10 mai 2009
Missbonbon, de l'autre côté du pupitre?
Et mine de rien la voilà qui déboule, bouche en fleur et fouet à la main, pour vous faire une proposition indécente !
En effet, après avoir déserté les lieux, etre réapparue furtivement, je me décide enfin à vous dévoiler la vérité, ou presque. Bon, c'est pas comme si je ne vous avais rien dit jusque là tout de même! Alors, pour ceux qui le savent déjà mais qui se demandent encore pourquoi, et ceux qui ne comprennent toujours pas de quoi je cause mais que ca pourrait intéresser quand même, voici le topo !
1) missbonbon a rangé le latin...ok ok...l'a balancé en vrac dans le grenier, et Saussure et Zola et Barthes avec.
2) elle a remis les souilers d'écolier, en alternance avec les chaussures de sécurité, la toque et le tablier
3) et aujourd'hui, parce qu'au fond l'école, elle aime plutôt ça, elle veut jouer à la maîtresse.
Nan, t'es sérieuse? la minotte-là, déguisée en Cyril Lignac? Eh bin ouais ma cocotte!!
Je vous propose donc, à l'initiative d' Iniatiation gourmande et de son créateur Stephane Blanchet, de participer à un cours de cuisine (s'il fallait le préciser...) donné généreusement (mais pas trop, cf modalités;)) par moi-même.
Le concept? un cours de 2H à 2H30, donné par une blogueuse passionnée (et accessoirement en cuisine "pour de vrai") à des gourmands confiants, suivi d'une dégustation des plats réalisés, à savoir une entrée, un plat et un dessert, le tout accompagné de vin en accord.
Les modalités? 3h en soirée, à partir de 19h environ, à l'atelier d'Initiation Gourmande. Un groupe de 8 à 10 personnes, dans une cuisine flambant neuve et parfaitement adaptée (plans de travail centraux, robots derniers cris, fours ultra-précis, grande table conviviale...). Des produits frais et de qualité, des vins adaptés aux recettes, le tout sélectionnés par Stephane Blanchet, chef aguerri.
Le tarif? 50 euros tout pile et tout compris.
La condition sine qua non? 8 à 10 participants, tout simplement !
Date? à définir, courant juin.
Lieu?
Atelier Initiation Gourmande
17 rue de Sablonville
92200 Neuilly sur Seine (métro Porte Maillot ou Les Sablons)
Le défi est lancé pour moi. Depuis une dizaine de jours déjà je me creuse la tête, entre deux services ou deux révisions CAPesques (parce que mine de rien réaliser un feuilletage, découper un poulet à cru et réaliser un fond brun, c'est pas si simple) afin de trouver THE menu qui vous ferait envie, qui vous pousserait à tenter l'aventure, non seulement parce que les plats vous plairaient mais qu'en plus, vous apprendriez des choses.
Alors voilà. J'vous ai concocté "ça":
-velouté froid d'asperges vertes, écume au parmesan, pointes sautées à l'huile d'olive
-magret de canard rosé, sauce aigre-douce au vinaigre de framboise, pomme Darphin
-mille-feuilles aux fraises Gariguettes tout léger: pâte filo et crème chantilly vanillée
Ceci n'est pas un choix définitif, il peut bien évidemment être modifié en fonction des souhaits et attentes d'éventuels participants. Et en fonction de la multitude d'idée qui fourmille là-haut, aussi.
J'attends donc avec impatience vos commentaires et avis, et si possible une petite dizaine de participants!
J'espère que ce projet tentera certains d'entre vous, parce qu'honnêtement moi, j'suis à fond là !!












