17 juin 2009
Cours de Cuisine par MissBonbon chez Initiation Gourmande, piqûre de rappel et places disponibles
N'ayant pas de formation es-marketing et assumant mes capacités limitées en tant que publicitaire efficace, je ne peux que réiterer ici bas les propos déjà évoqués, à savoir TOUT CE QU'IL FAUT SAVOIR. Techniquement parlant, si vous êtes dispo le 30 juin de 19h à 22h, que vous rêvez de connaitre le secret d'une sauce aigre-douce, que vous pensez avoir encore des choses à apprendre aux fourneaux, si l'idée de voir MissBonbon en vrai et en toque vous branche, ceci peut vous intéresser !
Le cours du jour (suivi de la dégustation en accord mets/vins):
-velouté froid d'asperges vertes, écume au Parmesan, pointes sautées à l'huile d'olive et morilles
-magret de canard rosé, sauce aigre-douce au vinaigre de framboise, pomme Darphin
-mille feuilles toutléger aux fraises Gariguettes et smoothie mentholée
Le tarif: 50 euros, tout compris
Places disponibles: 5
Lieu:
17 rue de Sablonville
92 200 Neuilly sur Seine (métro ligne 1: arrêt porte Maillot)
Contacts et infos complémentaires:
le site d'Initiation Gourmande
Elsa: 06 14 96 79 39
Stephane Blanchet (chef de l'Atelier) : 01 46 24 52 93
06 juin 2009
Saumon minute 'vapeur' à l'orange, navets primeurs glacés, asperges croquantes, crème vin blanc/orange. Selfish pleasure.
Si je vous dis cuisine, vous dites? prête à jurer-cracher qu'après les termes d'usage "gourmandise" "saveurs" et autres "délice" viendront sans peine les non moins conventionnels "partage", "convivialité" ou encore "générosité". Ce qui est loin d'être une aberration, certes. Ce réseau lexical est parfaitement acceptable, technico-littérairement parlé.
Mais bon. Y'a des fois où... on voudrait bien penser un peu qu'à soi. Oui, oui rien qu'à son ptit soi à soi. Du genre ce dimanche non travaillé (pas que les autres le soient, mais avec tous ces fériés qui sautent, j'oublierais presque l'existence de jours chômés). Je suis là, peinarde sous la couette. Enfin peinarde, c'est un bien grand mot. Il doit y avoir tout Paris dans ma rue pour faire un vacarme pareil. Je leur balancerais bien un seau d'eau mais manque de pot (oui j'aime les contenants) celui-là était pour le chat. Enfin le monstre quoi. Reprenons. C'est dimanche, le chat a fait trempette, je bénis quand même le double vitrage,il fait un soleil de ouf (zêtes libres de ne pas me croire) et ça, ça mes aïeux, on en aura surement débattu mille fois tellement on se le répète chaque jour où le soleil se pointe, mais ça te change une vie !!! oui bon ok, ça te change une journée, c'est déjà ça, comme dirait Alain.
Bref. Pas de réunions amicales ou amoureuses prévues ce jour, juste Paris, le chat et moi. De là, je crois bien que jme suis dit que je méritais vraiment un ptit plaisir en solo (teuteu, pas de ça ici-bas voyons). Ni une ni deux, plutôt 43, marches plus bas, cabas sous le bras, me voilà toute guillerette prévoyant mes achats! J'ai pas hésité longtemps sur le choix de la came à vrai dire, parce que déjà, avec le saumon, on est copains comme cochon, et puis bon, les légumes, c'est juste...les légumes quoi, un peu comme le chocolat, indispensable en somme. Pensez bien qu'avec ces primeurs aguicheurs sous les yeux, j'allais facilement succomber. Comme devant un pot de Nutella ouvert, voyez.
D'où le mic-mac culinaire suivant: des légumes glacés, un saumon léger léger et acidulé, des asperges qui croquent, et une sauce hummmm LA sauce.
1) faire mariner le pavé de saumon dans un mélange d'huile d'olive, jus d'orange,zestes d'orange et ciboulette. Saler, poivrer bien entendu.
2) bien laver les navets, les mettre dans une sauteuse avec un fond d'eau, quelques parcelles de beurre et un carré de sucre. Saler, poivrer bien entendu. Porter à ebullition, couvrir d'un cercle de papier sulfurisé percé, baisser le feu et laisser cuire une 15aine de minutes. Quand les navets sont cuits, ôter le papier et faire réduire le "sirop" afin d'enrober les légumes.
3) Porter à ébullition 15 cl d'eau, ajouter une c à s de fumet de poisson déshydraté, 5cl de vin blanc, un peu de jus d'orange et de zestes, assaisonner, réduire, crémer, réduire jusqu'à consistance souhaitée.
4) Plonger les asperges 7 à 8 minutes dans l'eau bouillante salée, rafraîchir pour garder la couleur, remettre en température (chauffante, micro-ondes)
5) Cuire le saumon dans sa marinade au micro-ondes (puissance max), 3 à 4 minutes selon l'épaisseur du pavé.
6) Déguster tout ça les yeux fermés, ou pas. Aaaah qu'on est bien là, mon saumon, le chat et moi.
10 mai 2009
Missbonbon, de l'autre côté du pupitre?
Et mine de rien la voilà qui déboule, bouche en fleur et fouet à la main, pour vous faire une proposition indécente !
En effet, après avoir déserté les lieux, etre réapparue furtivement, je me décide enfin à vous dévoiler la vérité, ou presque. Bon, c'est pas comme si je ne vous avais rien dit jusque là tout de même! Alors, pour ceux qui le savent déjà mais qui se demandent encore pourquoi, et ceux qui ne comprennent toujours pas de quoi je cause mais que ca pourrait intéresser quand même, voici le topo !
1) missbonbon a rangé le latin...ok ok...l'a balancé en vrac dans le grenier, et Saussure et Zola et Barthes avec.
2) elle a remis les souilers d'écolier, en alternance avec les chaussures de sécurité, la toque et le tablier
3) et aujourd'hui, parce qu'au fond l'école, elle aime plutôt ça, elle veut jouer à la maîtresse.
Nan, t'es sérieuse? la minotte-là, déguisée en Cyril Lignac? Eh bin ouais ma cocotte!!
Je vous propose donc, à l'initiative d' Iniatiation gourmande et de son créateur Stephane Blanchet, de participer à un cours de cuisine (s'il fallait le préciser...) donné généreusement (mais pas trop, cf modalités;)) par moi-même.
Le concept? un cours de 2H à 2H30, donné par une blogueuse passionnée (et accessoirement en cuisine "pour de vrai") à des gourmands confiants, suivi d'une dégustation des plats réalisés, à savoir une entrée, un plat et un dessert, le tout accompagné de vin en accord.
Les modalités? 3h en soirée, à partir de 19h environ, à l'atelier d'Initiation Gourmande. Un groupe de 8 à 10 personnes, dans une cuisine flambant neuve et parfaitement adaptée (plans de travail centraux, robots derniers cris, fours ultra-précis, grande table conviviale...). Des produits frais et de qualité, des vins adaptés aux recettes, le tout sélectionnés par Stephane Blanchet, chef aguerri.
Le tarif? 50 euros tout pile et tout compris.
La condition sine qua non? 8 à 10 participants, tout simplement !
Date? à définir, courant juin.
Lieu?
Atelier Initiation Gourmande
17 rue de Sablonville
92200 Neuilly sur Seine (métro Porte Maillot ou Les Sablons)
Le défi est lancé pour moi. Depuis une dizaine de jours déjà je me creuse la tête, entre deux services ou deux révisions CAPesques (parce que mine de rien réaliser un feuilletage, découper un poulet à cru et réaliser un fond brun, c'est pas si simple) afin de trouver THE menu qui vous ferait envie, qui vous pousserait à tenter l'aventure, non seulement parce que les plats vous plairaient mais qu'en plus, vous apprendriez des choses.
Alors voilà. J'vous ai concocté "ça":
-velouté froid d'asperges vertes, écume au parmesan, pointes sautées à l'huile d'olive
-magret de canard rosé, sauce aigre-douce au vinaigre de framboise, pomme Darphin
-mille-feuilles aux fraises Gariguettes tout léger: pâte filo et crème chantilly vanillée
Ceci n'est pas un choix définitif, il peut bien évidemment être modifié en fonction des souhaits et attentes d'éventuels participants. Et en fonction de la multitude d'idée qui fourmille là-haut, aussi.
J'attends donc avec impatience vos commentaires et avis, et si possible une petite dizaine de participants!
J'espère que ce projet tentera certains d'entre vous, parce qu'honnêtement moi, j'suis à fond là !!
08 mai 2009
Mille-feuilles pour mille questions. Rougets, ratatouille et beurre blanc
Une ratatouille, un poisson, un beurre blanc, oui, mais en mieux. Et dissertation facultative.
Ci-gît l'emplacement de feu la sublime photo. A venir dès que son détenteur ressuscitera (à savoir ex-pc)
Ingrédients:
-oignon ciselé fin
-tomates "grappe" ou "roma"
-courgette
-poivrons rouge, jaune et vert
-aubergine
-thym, laurier, ail
-feuille de pâte filo
-huile d'olive
-parmesan
-filets de rougets
-échalote (1)
-vinaigre (5cl)
-vin blanc sec (10cl)
-crème (facultatif)
-beurre demi-sel (100g)
Réaliser une ratatouille dans les règles de l'art: commencer par concocter une concassée de tomates (oignon sué à l'huile, tomates mondées puis concassées, thym, ail écrasé, laurier, le tout mijoté à feu doux pendant une vingtaine de minutes). Détailler poivrons, aubergines et courgettes en brunoise (dés de 5mm), les sauter séparément à l'huile d'olive rapidement (à mon goût ils doivent garder de la tenue et du croquant). Réunir les légumes et la concassée dans une même sauteuse, lier avec un filet d'huile d'olive, assaisonner, compoter légèrement.
Le beurre blanc: réduire 'échalote ciselée très fin, le
vinaigre et le vin blanc, la crème également si choisie, puis
incorporer le beurre en dés au fur et à mesure, au fouet, hors du feu.
Garder à chaud mais pas trop, pour ne pas "fondre" le beurre.
Les tuiles du mille-feuille: Superposer 3 feuilles de pâte filo en badigeonnant d'huile d'olive et en saupoudrant de parmesan râpé chaque feuille. Découper des bandes selon la forme du mille-feuilles souhaitée (carré, rectangle...). Enfourner ces bandes sur une plaque anti-adhésive 5 minutes à four chaud (180°), retirer dès coloration (doré).
Saisir les filets de rougets à la minute dans une poêle bien chaude avec matière grasse (huile d'olive encore et toujours ici), cuire 2 minutes environ de chaque côté (la cuisson dépend de la taille des filets bien entendu).
Le moment où on se marre, où ça se complique un poil, et où l'on comprend l'intitulé du post arrive juste maintenant. On va monter le mille-feuille mec. Va falloir du courage et de la tenue moi jte le dis, pour mettre de l'ordre dans toute cette paperasse. Donc, dans ma cuisine, j'ai mille-feuilles croustillantes au parmesan, et je dois caser tout ça très joliment dans des assiettes impatientes, sans que rien ne déborde. Et dans ma tête alors? C'est pire que dans mes tiroirs où là, au moins, y'a une case travail, une sécu et ptet' même encore une SoGé (pour les intimes) pour planquer les feuilles. Dans ma tête, depuis toujours, je fais des mille-feuilles de questions. Y'en a de toutes sortes, des qui ne trouveront jamais de réponse, des qui sont parties en même temps que l'enfance, des qui me hantent la nuit, des qui se résolvent en une virée shopping, des qui n'en peuvent plus d'attendre, des qui s'envolent sans prévenir... Et là, pas de tiroir et pas d'assiette, pas de place réservée pour ranger tout ça, non non, juste le fourmillement et la cohue.(sinon, pour les mille-feuilles qui se mangent, bin il faut tout bêtement, mais adroitement, poser une bande de "tuile" en filo, puis une cuiller de ratatouille, répéter l'opération, finir par une tuile).
Plus jeune par exemple, je me demandais si je serais avocate ou architecte. Je suis cuisinière. Comme quoi, ça valait ptet pas la peine de trop s'interroger hein.
Bien avant encore, je me turlupinais à propos de la vie, de la mort, de l'essence des choses et de leur fin, et là, le mille-feuille était digne de PH.
Puis y'a eu les plus futiles aussi: du rose pour mes rideaux? piercing ou tatouage (on a tous eu 18 ans...)? J'adopte un chat?
Les existentielles surtout: les amies c'est pour la vie? Est-ce que la politique? Faire la guerre ou pardonner? Comment la famille? Lui, ou un autre?
Et aujourd'hui, les "de grande personne", les vitales peut-être bien, les professionnelles, et passionnelles, pour sûr: que faire de ma vie? La cuisine, une évidence. Mais encore? cuisiner, écrire, enseigner, conseiller, critiquer, pâtisser?
11 mars 2009
"2 pièces cuisine" Paris 18e - "Monjul" Paris 4e : affaires à suivre !!
Comme prévu, voici la suite du "post à tiroir" fatalement bordélique, comme on aura bien eu raison de me le faire remarquer.
Dans ce sens, je vais tenter d'honorer la maxime, ou plutot l'expression, bien souvent dénigrée car à mauvais escient utlisée je le concède: "droit au but".
Il fut un temps récent où je vous parlais déception culinaire, prétention gustative inapropriée, mise sac de portefeuille injustifiée. Arrive aujourd'hui, enfin, le moment de la joie papillaire, du sourire post-dégustation, de la satisfaction stomacale !! Et tout ceci grace à, non pas UN, mais DEUX petits coins(coin) parisiens, qui auraient presque pu passer inaperçus, si leur rapport qualité/prix indéniable et un bouche à oreille efficace ne s'en étaient pas mêlés.
La revanche des ptits coins, de et par E.M
Acte II, scène I
Pour commencer, parce qu'il est le dernier testé en date mais aussi le premier mentionné sur ce blog, je vous parlerai du 2 pièces cuisine, situé dans le 18eme arrondissement de Paris. La formule est simple et le tarif honnête: pour 28 euros, vous aurez le droit à la trilogie gagnante "entrée-plat-dessert", chaque étape répondant d'un rapport qualité/quantité honorable. Pas de photos à l'appui, mais toute ma bonne foi et mon exigence gustative!! Exemple de ce qui pourrait vous tenter:
-crumble d'aubergine au curry // terrine de mascarpone et camembert aux tomate confites
-Thon rosé (une portion gargantuesque!! fait rare concernant le poisson dans la plupart des restos), courgettes sautées (minute il me semble), chutney de tomate //Cabillaud en croute, sauce parmesan, riz sauvage
-mi-cuit au chocolat (un classique, mais toujours ravissant quand il est réussi) avec glace au choix (réglisse, poire...)// vacherin amande et griotte
Je peux valider tous les mets énoncés ci-dessus, les ayant testés et approuvés. Seul petit bémol, qui n'en est pas vraiment un (explication dans 30 secondes): le vacherin est un peu écoeurant car le goût de l'amande très prononcé. Mais étant donné qu'à ce stade de la dégust' la bouteille de Viognier "domaine de la Vervine" était déjà bien entamée, j'hésite tout de même à mettre ce point-là sur le dos de l'état d'ebrieté avancé, associé au fait que j'étais déjà légèrement (!) rassasiée au moment du dessert.
Bon, résumons: c'est bon,certes. Mais pas que !! Car non seulement on s'éclate la panse, on fait danser les papilles, mais en plus les deux messieurs qui nous accueille sont à l'écoute, souriants, détendus (fait assez rare pour être souligné. Peut-être bien spécifique à Paris, va savoir). On sent bien qu'ici le client est chouchouté. Monsieur 1 aide à choisir le vin, laisse le temps au temps pour la commande, Monsieur 2 décore de pétales la table du couple d'habitués qui ne va pas tarder, arrange ses compo florales sur le bar...Ambiance "luxe, calme et volupté".
Enfin, le cadre est plutôt chaleureux, surtout intimiste. Comprenez, on ne vient pas là faire la bringue avec les potes pas vus depuis des lustres. Mais pour ce qui est de papoter secrets avec copine, ou papillonner avec copain, c'est banco !
N'en déplaise aux puristes du Paris centre, il existe un peu cachées partout dans les 18eme, 19eme et 20ème arrondissement (oui oui, Paris Nord msieur'dames!)de petites perles de la restauration!
***
Acte II, scène 2
Comme je ne suis pas, moi, puriste, je quitte mes quartiers et file en plein centre, direction le 4ème arrondissement, rue des Blanc-Manteaux. Nous voici arrivés au Monjul, petit havre de paix non loin de la cohue bruyante du coin shopping de Rivoli. Ici tout est blanc et lumineux, la musique toujours douce. Les murs en pierres apparentes et les quelques poutres contrebalancent ce côté très "épuré" du lieu. La salle, tout en long, donne sur la cuisine ouverte où, si l'envie vous prend, vous irez quémander auprès du chef la recette du gateau au chocolat.
Coté assiette, je n'ai jamais été déçue juqu'alors, après 3 passages chez eux. Le midi, ils vous proposent un menu entrée/plat ou plat/dessert à 14 euros, la totale à 18. Le choix est restreint, certes, et l'on peut, quand on est curieux, remarquer que les différents mets sont plus ou moins composés d'ingrédients figurant à la carte (mais là est la magie de la cuisine: savoir utiliser les "restes"!), mais pour autant, on en aura pour son argent! exemple du menu midi:
-gazpacho de betterave,mousse de pomme de terre,raviole frite de tartiflette /velouté de lentilles, écume au bois fumé, blinis aux épice
-saumon mi-cuit, tarte de bananes et Granny au miel, mini gratin de potiron au miel, raviole poisson-cumin // Rouleau croustillant de porc et oignon confit à la grenadine-riz sauvage
-entremets au chocolat // tarte mirliton à l'aloé vera (pas testée!)
Pour 14 euros,autrement dit le prix d'une entrecôte/frites sur l'avenue, vous êtes surpris par chaque petite bouchée que compose l'assiette, vous vous interrogez sur l'épice, l'arôme, la cuisson! Si vous êtes plutôt du soir, la formule, à 31 euros si mes souvenirs sont bons, est tout aussi honorable.
En bref, 2 pièces cuisine & Monjul: foncez! (et revenez me dire ce que vous en pensez, parce qu'on ne sait jamais...)
2 pièces cuisine
65,rue du Ruisseau
75018 Paris
tel:01 42 23 31 23
Monjul
28 rue des Blancs Manteaux
75004 Paris
tel: 01 42 74 40 15
02 mars 2009
Histoire à tiroirs: école VS blog, "2pièces cuisine" VS "Gaya", écrire VS rôtir
Oyé oyé
Ou pas.
Je suis une déserteuse, j'ai filé à l'anglaise, I disapeared ! Alors je comprendrais bien que votre degré d'assiduité se soit amenuisé, que l'intitulé du blog fut recalé aux tréfonds du listing (en bas à droite de vos pages dans 90% des cas). Je vous en voudrais pas hein, je vous avouerais que moi même je suis devenue une has been du blog tellement j'ai rien lu depuis des mois...Enfin, rien lu, y'a quand même des bouchons à pas pousser trop loin (virgule,Maurice, on la connait). En parlant de lecture, faudra en temps et en heure que je vous parle aussi des vraies. Oui, des bouquins quoi. Il serait question de Toscane(s) et François Simon, et pourquoi pas des yeux jaunes des crocodiles ou de l'éducation des fées même, parce qu'après réflexion (courte j'admets), il semblerait que ce ne soit pas dans les magazines culinaires que l'on trouverait du beau mot. Prenez-moiPrenez-moi pour une naïve, mais il fut un temps ou j'y croyais encore, à la sincérité de la recette, à l'intégrité de la critique, et à la beauté du verbe, aussi. Bon, j'avoue, j'y crois encore. J'ai bon espoir de trouver le lien idéal entre écriture et cuisine.
Bordel. J'ai réussi à ouvrir 4 tiroirs en 1minute12 de tapotage clavier. C'est pas une table de chevet que je vous ponds là dis donc, c'est carrément du chiffonnier de blanchisserie!
Tiroir à chaussette: être ou ne pas être (là)
Tiroir à culotte: F.Simon et confrères
Tiroir à soutif: écrire ou rôtir, il faut choisir?
(Vous croyiez tout de même pas que j'avais plus de chiffons que de lingerie?)
Bon, je passe du porte-jarretelles au cul de poule (autrement dit "du coq à l'âne",ndlr) histoire de revenir à nos moutons. Parce que là je me rends bien compte que le contenant (id est le titre) n'a strictement rien à voir avec le contenu. Je vais donc tenter une approche en règles du sujet annoncé, me conduire en bonne élève, organisée et logique et...ça promet...
Ça commence déjà mal, parce qu'on va commencer par la baston numéro 2, et pas la 1, comme convenu il serait. "2 pièces cuisine" VS "Gaya rive gauche", ou comment la gauche caviar se fait mettre la misère par le 1-8 JulesJoffrinJulesJoffrin represant.
Les deux protagonistes:
*Gaya rive gauche, paris 6e, petit du grand Gagnaire, revendique le moderne, le gastro, le top, le tout...le cher, surtout.
*2 pièces cuisine, paris 18e, petit tout court, petits prix surtout, mais ô combien grand plaisir.
L'histoire commence à l'école, où je passe ,si vous suivez, la stricte moitié de mon temps, au rythme plus ou moins régulier d'une quinzaine par mois. A force de tâter le produit, de dresser le plat et de servir les clients Elsa et moi avons eu l'envie d'inverser la tendance, histoire de reposer nos pieds fatigués et de nous rappeler quelle impression ça fait d'être "de l'autre côté". Bon, on sait que l'on prend un risque, du genre énorme, surtout pour moi. Ben ouais...on est devenu un poil exigent, à force de connaître l'envers du décor. Déjà qu'à la base, j'étais un peu éternellement insatisfaite, un peu tatillonne, un peu ...Bref.
Pour mettre toutes les chances de notre côté, on s'est dit qu'on allait taper dans la valeur sure. Gagnaire, c'est un grand homme, la haute cuisine, la réputation plus à refaire. Mais vu que notre portefeuille, son contenu hein parce côté fashion, il envoie, n'est pas franchement encore à la hauteur du Balzac, on s'est dit que le Gaya Rive Gauche serait bien plus approprié.
Alors? Alors. Certes, la salle est jolie, la serveuse avenante sans être guindée, on nous laisse patauger bien 10 minutes dans la carte sans rechigner, le pain est délicieux, l'assiette joliment dressée...Mais...Il fallait bien un mais, je (je passe du "on" au "je" parce que tant qu'à dire de vilaines choses je préfère en prendre l'entière responsabilité, et ne pas entraîner ma camarade, moins vindicative que moi sur l'instant -mais déçue quand même, il convient de le dire) reste un peu sur ma faim.
Les impressions gustatives: amuse-boucheamuse-bouche ok, on sait ce que c'est, donner faim et soif, faire patienter, en utilisant les petits mets à disposition dans la cuisine. C'était bon, rien à dire.
Elsa prend en entrée le "risotto carnarolicarnaroli traditionnel, corne d'abondance, poêlée de langoustines". Ce n'est pas mauvais, mais on attend encore la surprise sur le palais. C'est d'ailleurs au final ce qui caractérisera l'ensemble du repas: on attend encore le "truc", l'idée, le soupçon de quelque chose qui fait que, le goût, l'odeur, l'aspect ou la texture qui nous ferait acquiescer quant au bien fondé de tels prix, qui justifierait une telle différence budgétaire. Car la petite portion de risotto, à 26 euros tout de même aurait peut être dû avoir eu cette "touche en plus". Je n'aborderai pas trop la question de la cuisson du riz, tant les avis divergent sur la question (croquant, fondant?les deux?). Attendons la suite...
"Dorade royale,blé au jus vert, réduction de jus de betteraves" annoncée pour bibi. J'ai beau relire la carte, il n'y décidément pas écrit "louche de beurre blanc surplombant le tout"... La cuisson du poisson est parfaite, la portion assez petite, cela va de soi, le blé, bin...c'est du blé hein, on y est. Le jus de betterave est sûrement délicieux, à ce que j'en ressens quand je parviens à en extraire 1/2 millilitre, planqué sous ce que je pense être un beurre blanc des plus classiques. Encore une fois, le goût est honorable. Et je n'ai rien à dire sur la cuisson. Mais bougre! j'attendais plus !! Le plat est tout de même facturé 41 euros...Forcément, j'attends mieux que la la dorade royale de la brasserie du coin (même si j'imagine que le produit en lui même est une valeur ajoutée ici).
"Feuilles de sébaste cuites à la poêlé, pointe paprika, soupe d'agria au cantal" pour Elsa. Le tout se joue dans la petite mise en scène ici. On lui apporte l'assiette creuse avec la soupe (agria, c'est juste une variété de pomme de terre, ndlr. Qui n'a rien d'extraordinaire), la serveuse arrive avec la poêle à la main, les "lichettes" de sébaste fraîchement poêlées, et hop, elle fait glisser le tout sur le potage, avant de saupoudrer (trop) généreusement de paprika. Le petit tour de passe-passe impressionne le badaud, on se sent en osmose avec le cuisiner qui vient de faire griller la bête, avec passion, juste pour nous !...mouais... En vrac, les impressions: quantité idéale, même concernant le poisson, ce qui est un bon point. Saupoudrage intempestif décevant: à ma question "et sans le paprika, ça donne quoi?" Elsa est dans l'obligation de me répondre " bin...j'peux plus vraiment te dire là...c'est qu'il y en a juste partout". Soupe bonne mais écoeurante apparemment. Et là encore, on attend les vibrations sur le palais, les narines en émois...On attend...On garde espoir avec la carte des desserts...
"Chocolat blanc, tarte au caramel au beurre salé, guimauve à la fleur d'oranger" pour Elsa. Moui...association peu convaincante, le chocolat blanc à surtout le goût de rhum. La tartelette est garnie du même caramel qu'on nous servira en mignardise, et ça, ça gâche tout...
"Un bon gâteau au chocolat? sauce chocolat au rhum, crème à la menthe, chantilly à la pistache" Là, de toute ma naïveté, je me dis "ça va être fou, ça va être fou, tu vas voir comment ça va être fou"(en même temps c'est un peu l'assiette de la dernière chance, alors mieux vaut y croire!). Ouais, bah tu vas rien voir du tout ma ptite dame. Parce que le gâteau, ce n'est ni plus ni moins le "royal" ou "trianon" que tu dégotes dans toute bonne pâtisserie qui se respecte, et que même toi maintenant tu le fais parce quand même t'as pas pris l'option "cuisine post Licence" pour que dalle. Parce qu'une chantilly pistache servie avec un dessert au chocolat, faut pas être Bocuse pour deviner que ça va le faire, en toute banalité. Et parce que le tout manque cruellement d'originalité.
Les mignardises? la sauce caramel précédemment évoquée, dans la quelle on ajoute 2 ou 3 noisettes pour le fun, des tuiles de choco, une gelée au chocolat. Personnellement, la gelée au chocolat m'émoustille enfin les papilles. Elsa n'aime pas car c'est amer, moi je trouve ça plutôt convaincant d'avoir la force du chocolat amer dans une gelée aussi rafraîchissante. Très bien avec mon café. Qui sera facturé 6 euros. Le clou de la soirée en somme.
Au final, de bonnes choses, mais gentillettes tout de même, qui ne nous rassasient pas forcément non plus, et qui nous laissent dubitatives quant à la renommée de l'endroit. C'est bon, c'est bon, je l'admets, j'en conviens, mais vraiment, quand on est face à des prix allant de 20 à 45 euros pour les entrées ou plats, et de 10 à 14 pour les desserts, j'imagine qu'on peut espérer un peu mieux qu'ailleurs. Un peu plus surprenant, ébouriffant, alléchant, que dans un restau planqué du 18e qui propose une formule entrée-plat-dessertentrée-plat-dessert à 28 euros, non? Et pourtant, c'est de là que viendra la bonne surprise, le bon rapport qualité/prix, sans chichis, sans grand exploit culinaire non plus, mais tout en modestie et bon goût.
Suite au prochain épisode, avec, comme principaux protagonistes: Le 2 pièces cuisine dans le 18eme, ainsi que le Monjul dans le 4ème. Le second s'ajoute à la dernière minute car je m'en rends qu'après trois passages là-bas je ne lui ai toujours pas fait honneur! Affaires à suivre...
07 novembre 2008
Des pâtes, une sauce. What else?
Chers lecteurs,
après plusieurs semaines, voire mois, de néant culinaire sur ces pages, je me devais de faire un effort. Enfin...de trouver le moyen de faire un effort plutôt. Sachant que je n'ai toujours pas plus de temps, d'appareil photo, ni de frigo réapprovisionné, la tâche m'a parut d'emblée du genre ardue. Eh ouais cocotte, comment tu veux poster une recette, joliment présentée qui plus est, si t'as ni le matos pour la pondre, ni celui pour l'immortaliser?
Va falloir trouver subterfuge adéquat, je m'suis dit. Mais pas trop tricher quand même, parce que bon hein, j'ai une éthique à respecter. La solution s'imposa à moi telle la pluie s'impose à Paris [id est sans prévenir alors qu'il n'y a pas plus prévisible]: farfouiller dans les archives, dégoter la recette oubliée, la photo alléchante, celle qui colle au moment (ultra pressé), à l'envie (du bon, toujours du bon)...et à la pluie tiens, aussi.
Des pâtes et leur sauce qui va bien, spéciale temps de chien
pour 4 personnes
-350g de spaghetti, ou autres bien sur
-2 boîtes de tomates concassées
-sucre
-petits pois surgelés (à l'oeil ou au goût)
-150g de lardons fins
-1 poignées de câpres
-2 oignons
-1 gousse d'ail
-piment frais ou en poudre
-origan
-parmesan frais
On s'occuper d'abord de la sauce, après y'a plus qu'à jeter les pâtes dans l'eau, on devrait s'en sortir. Donc, étape 1: ciseler l'oignon, hacher l'ail, les faire suer à l'huile d'olive dans une sauteuse. Quand ils sont bien fondus, ajouter les tomates, sucrer légèrement pour ôter l'acidité. Ajouter les petits pois quand la sauce est à petite ébullition. Pendant que les pois cuisent (5 minutes environ), faire revenir les lardons puis les égoutter. Les ajouter à la sauce, assaisonner avec sel, piment, origan. Laisser réduire une dizaine de minutes à feu doux.
Le plus dur est fait, c'est pour dire. Etape 2, donc: cuire les pâtes al dente, les servir nappées de sauce et parsemées de copeaux de parmesan frais.
Bon ap'! and see you soon...well, a.s.a.p !
ps: merci pour tous vos messages d'encouragement, vos félicitations, votre engouement même parfois, ça fait plaisir, tout simplement.
ps2: l'école de cuisine, c'est juste magique.
24 septembre 2008
post à but purement informatif: I'm still there, ou presque !!
On va faire les choses "à la bien", et avé l'assen si vous voulez, parce que hein, bon, faut pas déconner, une absence injustifiée depuis le 22 juillet, ça peut créer des emmerdes, moi jvous le dis.
Donc, dans l'ordre, toujours injustifié voire inargumenté, histoire de pas déroger à mes règles d'ordre personnel(les):
1) il ne m'est rien arrivé de grave. Je suis même partie en vacances. Certes c'était en Bretagne, certes il a plu, certes je suis blanche comme un cul (de poule ahahah), mais vacances quand même. Et je suis revenue, vivante, donc.
2) je n'ai pas décidé de "mettre fin à l'aventure bloggeuse" (ce jargon néoblogogeek, du ptit Baudelaire pixelisé hein? oui oui, les guillemets sont outrageusement mis en gras pour préciser l'emprunt...), et encore moins décidé de mettre fin à l'aventure vitale. Marrez-vous, mais certains commencaient à flipper grave. Je me dois de rassurer ce petit monde, j'ai une conscience quand même.
3) et oussedonc que j'étais fourrée alors??? oui la voilà, LA vraie question. Une sous-liste s'impose pour expliquer cette désertion :
a- je n'ai plus d'APN, parce qu'il était à MsieurBonbon et que MsieurBonBon s'appelle désormais tout simplement Msieur B. Il en fera un très bon usage, je lui ai confié la garde:)
b- mon internet me snobe. J'ai du lui causer trop mal un jour, l'a mal pris, fait des caprices, des siennes, et surtout fait chier. oui c'est cru, mais que voulez-vous, je suis de cette génération 'qui ne respecte rien', qui 'écrit comme elle parle', et qui 'ne peut plus survivre sans son pc greffé au corps, connexion adsl optimisée'.
c- last but not least, je fais ma Rentrée des Classes. La licence de Lettres c'était sympa ouais, à la cool comme on disait à l'époque. Le latin tout ça, la linguistique aussi, oui oui c'était sympa j'vous dis. Parce que la fac en fait, c'est pas vraiment l'école hein. Et, va savoir ce qui m'a pris, ptet un brin de folie, un brin de nostalgie, j'ai eu envie d'y retourner, à l'école. La vraie. Avec le carnet de liaison, la tenue correcte exigée, les horaires fixes et matinaux, la cantine obligatoire, les profs et leur cahier d'appel. Sauf que, dans mon école désormais, les cours se passeraient derrière des fourneaux, mon prof aurait une grande toque blanche ciglée ESCF, et mon vocabulaire d'anglais concerneraient les cuissons, poissons, dégustations... Parce qu'on ne s'arrête pas après la licence si ce n'est pas pour faire exactement ce dont on rêve. Dont acte.
d- Prépa culinaire donc, école Grégoire Ferrandi. Oui, mais 15 jours sur 30. Le reste du temps? passe à une vitesse folle, dans la cuisine d'un restaurant du 17ème, où l'on vide canards et poulets, où l'on dénerve le foie gras du Gers, où l'on tourne les courgettes.
Finalement, tourner la page, tourner les courgettes...la boucle est bouclée non?
ps: je précise donc que mon retour 'effectif', id est avec recette, n'aura lieu que lorsque deux conditions seront réunies: du temps et un APN. C'est pas gagné....
22 juillet 2008
Tarte carrément complète pour remise en forme sentimentalement nécessaire
Ok c'est les vacances. Ok il fait plus de 20 degrés (sic). Ok je mange des falafels mortels. Je me rends même compte à l'instant que j'ai la rime facile. Le bonheur quoi.
Nevertheless, les temps sont rudes. VSPQ (va savoir pourquoi, ndlr), ilf faut qu'une saleté de mouche se pose sur ma soupe, ou, plus vulgairement mais non moins plus sincèrement, il faut qu'il y ait une couille dans le potage. Car comme le dit si bien Camille, il y toujours une couille qui traine quelque part.
Ceci étant dit, femme de mon état à tendance féministe, et volontaire quand Dieu je le veutx, je livre bataille contre les "couilles" (ndlr à nouveau: les pépins, les soucis, les emmerdes, pas les mâles par extension synecdotique, j'en suis pas rendue là tout de même.)
And so what? Je cuisine. Ca règle rien, mais ça détend. Détente= état préalable nécessaire à toute réflexion psychologiquement ardue. And what do I cook? you wonder...Une tarte, méga complète, du genre qui te reboosterait un paresseux (la bête hein) maniaco-dépressif !
***
Pour une grande tarte rectangulaire:
préparation: 15 minutes
cuisson: ~40 minutes
une pâte à tarte HQNG: 140g de farine (mi blanche, mi complète)-40g de flocons d'avoine-1/2càc de sel-graines de sésame et pavot-herbes de provence-4càs d'huile d'olive-1/2 verre d'eau (à doser)
Mélanger tous les ingrédients secs puis ajouter l'huile peu à peu, compléter avec l'eau afin de former une boule. Etaler dans le moule, filmer et réserver au frais.
une garniture moultement fournie: 1/2 courgette râpée-1 grosse poignée de petits pois surgelés-200g de lardons-une petite botte d'oignons nouveaux-quelques pruneaux-10cl de crème liquide allégée-10cl de lait-2 oeufs-2càs bombées de ricotta-sel,poivre,muscade
Dans une poêle, faire suer les oignons dans un peu d'huile d'olive, quand ils sont fondus y ajouter la courgette. Faire cuire à feu moyen 10 minutes environ. A côté, faire revenir les lardons jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés, puis les égoutter. Cuire les petits pois à l'eau bouillante 5 minutes. Dans la poêle ajouter les lardons, les petits pois et les pruneaux dénoyautés coupés en morceaux.
Battre les oeufs avec le lait, la crème et la ricotta. Assaisonner. Verser la garniture sur la pâte à tarte, puis répartir le mélange précédant. Enfourner 35 à 45 minutes à 180°. Déguster chaud, tiède ou froid.
Bilan à dégustation J+2: La tarte est top, gustativement parlant. Ceci dit, je doute encore de ces vertus sentimentalo-aidantes concernant la "testicule" précédemment évoquée. En même temps, c'est qu'une tarte...Regalez-vous!!!
21 juillet 2008
Une jeune fille, des pêches blanches comme innocentes, des framboises et en rougir: un entremets divin
Un dessert à priori purement féminin. De une, c'est moi qui l'ai fait(petit rappel pas forcément négligeable: je mets du vernis rouge, parfois, j'ai les cheveux longs, un peu, et j'adore le chocolat, entre autres. Id est, je suis une fille). De deux, regardez moi cette allure, ces atours: couleurs pastels et acidulées, douceur, finesse et hardiesse à la fois, l'harmonie en somme, et quelques rondeurs parfaitement situées...Oui, décidément oui, ce gateau, simple dessert de son état, peut se vanter de revêtir tous les charmes de la féminité, et de ce fait, non seulement convenir à ces dames (toujours sensibles à la Beauté, d'autant plus si l'on y accole des mots tels "légèreté" ou "gourmandise") mais séduire les hommes: comment résisteraient-ils à ces mousses voluptueuses, ces parfums envoutants??
Là vous vous dites que je délire grave ma pauvre. Et vous n'avez pas tort.
Ceci dit, tout le monde a succombé. Moi la première, A. le second. Une femme/un homme. De la même famille,certes, mais tout de même. J'oserai dire que cette féminité-là séduit l'universel.
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***: Génoise punchée au Kirsh, Mousse framboise, framboises entières, Mousse pêche blanche, Gelée pêche-mangue-liqueur de pêche, Meringues italiennes
(dessert encore anonyme, avis aux inspirés)
temps: 2 à 3h avec congélateur, un peu plus sans (le plus long étant la "prise" des mousses)
difficulté: assez facile, car ce sont des mousses basiques, à base uniquement de crème fouettée
Pour 12 personnes:
génoise: 4 oeufs-125g de farine-125g de sucre >Fouetter les oeufs et le sucre au robot 10 minutes environ jusqu'à ce que le mélange triple de volume, ou au bain-marie environ 15 minutes pour le même résultat. Ajouter progressivement et délicatement la farine tamisée. Enfourner 15 à 20 minutes à 180°. Laisser refroidir.
mousse framboise: 20cl de crème liquide entière-200g de framboises fraîches ou décongelées-100g de sucre-3 feuilles et demi de gélatine> Mettre la crème et les fouets au congélateur pour 30 minutes. Mixer les framboises et les passer au chinois pour ôter les graines. Extraire quelques cuilleres à soupe du coulis, faire chauffer dans une petite casserole avec le sucre. Ramollir les feuilles de gélatine dans l'eau froide, puis les incorporer au coulis chaud. Reverser ce coulis dans le reste (froid), bien mélanger et laisser tiédir. Monter la crème en chantilly avec 1càs de sucre, puis l'incorporer délicatement au coulis de framboises.
>Couper la génoise en 2 horizontalement, cercler la premiere moitié et l'imbiber d'un mélange "eau/kirsh". Verser la mousse aux framboises sur la génoise, faire prendre au froid (congélateur si possible: gain de temps non négligeable).
mousse pêche: 20 cl de crème liquide entière-250g de pêche blanches épluchées et dénoyautées-100g de sucre (à doser selon la teneur en sucre des fruits)-3càs de liqueur de pêche-3 feuilles et demi de gélatine-eau+sucre> Mettre la crème et les fouets au congélateur pour 30 minutes. Pocher les pêches 10 minutes dans de l'eau bouillante additionnée de sucre et de la liqueur. Egoutter et mixer les pêches (en réserver 2 pour la gelée) sucrer si besoin, ajouter de la liqueur au gout. Ramollir la gélatine dans l'eau froide, puis l'incorporer au coulis de pêches. Laisser tiédir. Monter la crème en chantilly avec 1càs de sucre, puis l'incorporer au coulis.
> Quand la mousse framboise est prise, y disposer le second cercle de génoise dont on aura légèrement réduit le diamètre. Parsemer de quelques framboises entières, puis verser la mousse aux pêches. Remettre au froid.
Gelée: 2 pêches blanches pochées- 1càs de confiture "pêche-mangue" (trouvée chez Picard, mais une simple confiture de pêche ira très bien)-sucre-eau- 1/2 càc d'agar-agar. >Mixer les pêches et la confiture, faire chauffer le tout avec l'agar-agar. Ajouter de l'eau si le mélange est trop épais, et sucrer au goût. On peut encore ici ajouter un peu de liqueur. >Quand la mousse aux pêches est prise, verser délicatement la gelée tiédie et la répartir sur toute la surface.
Meringues italiennes: 2 blancs d'oeufs-150g de sucre-5cl d'eau-1càs de sucre
Faire un sirop avec l'eau et les 150g de sucre, à 117°. Battre les blancs en neige avec la càs de sucre, puis verser progressivement le sirop tout en fouettant. Fouetter jusqu'au complet refroidissement de la meringue. Décorer à l'aide d'une poche à douille. Remettre au frais. nb: on peut caraméliser les meringues au chalumeau, après les avoir saupoudrées de sucre glace. J'ai préféré garder le blanc immaculé:)
Verdict: I think I don't have to comment it. Just test it.














