a(c)crocs

10 juillet 2008

remède anti-soldes, anti-parisiens, anti-social...oups je m'égare. Risotto aux petits légumes et brochettes de CSJ juste saisies

assiette2

1, 2, 3, on se détend et on respire. On recommence. On re-recommence. Parce que si je zappe cette étape d'auto-relaxation, y'a gros risque de sombrer dans le post injurieux, et on va me prendre pour une fille grossière. Ce que je ne suis pas. Outre circonstances atténuantes et/ou exceptionnelles bien sûr. Par exemple? les soldes. Ou Paris. Ou les deux. Oui je sais personne ne m'a forcé. Ni pour l'un ni pour l'autre d'ailleurs. Mais c'est bien plus marrant de râler sur ce dont on est responsable n'est-ce pas.

Donc, je râle, en sueur et la mine déconfite, mais le porte-monnaie ma foi plutôt ragaillardi par cette virée fatalement infructueuse. Remarquez j'ai pas tout perdu: j'ai l'impression d'avoir fait des économies. D'où la joie, injustifiée si l'on raisonne convenablement deux minutes, de mon porte-flouze. Bin ouais, j'me voyais déjà (en haut de l'affiche oui oui ça va on la connait...) les bras chargé de moultes trouvailles modeuses à souhait (genre la blouse improbable qui est "so hype" sur le mannequin, mais sur le mannequin only), et le porte-pépètes-il a encore beaucoup de surnoms, c'est un ami fidèle comprenez- fortement dégraissé. Mais pour la bonne cause. Cette blouse était fichtrement nécessaire à l'harmonie de ma garde-robes. Du coup, j'ouvre le porte-férailles, et je constate, ô joie, ô bonheur, qu'il est toujours aussi garni que 2 heures plus tôt. Certes mon pécule n'a rien de transcendant, mais il a le mérite d'avoir résisté aux assauts soldesques.

Pour résumer: j'aime pas la ville, sa foule odorante, ses soldes, mais il se trouve que j'arrive à prendre les choses du bon côté, ou plutôt à inventer un bon côté aux choses. Ce qui permet, outre de s'auto-satisfaire après s'être auto-détendu: 1) de respirer calmement 2) de ravaler son vocabulaire ordurier, pourtant si richement fourni-3) de se sentir économe dans l'âme. Et donc d'aller acheter des Saint-Jacques... Comment ça j'ai tout foutu en l'air l'espace-temps d'une allée Picard?

***

 

Recette pour 4: 200g de riz rond semi-complet-1 oignon- QS de vin blanc-1L de bouillon de légumes-1 feuille de laurier séché-QS de parmesan frais-12 asperges vertes congelées-2 carottes-1 petite branche de céleri-1 grosse poignée de petits pois congelés- 40 petites noix de saint-jacques décongelées, ou 20 de taille plus généreuse

 

Commencer par préparer les légumes: couper les carottes et le céleri en bâtonnets égaux, les cuire 10 minutes à l'eau bouillante salée. Rincer à l'eau froide et réserver. Procéder de même pour les petits pois (6 minutes de cuisson)et les asperges (6 minutes également). Couper les asperges en tronçons et réserver les têtes intactes.

 

30 minutes avant de passer à table, s'occuper du risotto: Faire suer l'oignon émincé dans un peu d'huile d'olive, ajouter le riz. Quand il devient translucide, déglacer au vin blanc jusqu'à évaporation complète. Baisser à feu moyen/doux, et verser un peu de bouillon. Ajouter le bouillon louche par louche au fur et à mesure de son absorbtion. Le riz est cuit au bout d'un vingtaine de minutes. Ajouter les légumes, réchauffer à feu doux quelques minutes. Incorporer enfin le parmesan en fines lamelles.
Réserver au chaud.

 

Cuire les saint-jacques: piquer les noix sur les brochettes (2X5 noix par personne). Chauffer un peu de beurre demi-sel à feu vif dans une poêle. Saisir les saint-jacques 1 à 2 minutes sur chaque face, selon le degré de cuisson désiré. (pour moi, c'est presque cru à coeur).

Verdict:Si simple et  si bon. Risotto tout léger et fondant, indémodables saint-jacques. Note pour plus tard: c'est bien plus jouissif de cuisiner ET de se régaler que de se taper une tentative de shopping en période de soldes. Je dis "note pour plus tard" bien que cette affirmation résonne comme une évidence, parce qu'on dirait que, chaque année, j'ai tendance à nier l'évidence. Donc, note pour plus tard bis repetita: ne pas oublier que cuisiner est plus réjouissant que shopper, ne pas oublier que cuisiner est plus réjouissant que shopper, ne pas oublier que.......... Oh pitin, - 60% chez Somewhere j'y crois pas! euuh, attendez j'reviens là, tu surveilles le feu dis?

nb: ne pas oublier que...Que quoi déjà?

Posté par miss_bonbon à 09:58 - 04-So Fish - Commentaires [6] - Permalien [#]

Commentaires

    la zen attitude est effectivement important quand on vit dans les grandes villes. Vivant à Paris, mes moments de détente sont les passage en cuisine où j'invente des recettes...

    Posté par clemence, 10 juillet 2008 à 13:08
  • ah les soldes à Paris... on fait une bonne demi-heure de queue pour arriver à la cabine d'essayage, pour s'apercevoir que le vêtement choisi ne nous va pas du tout... ouf, tant mieux, c'est ça de moins de queue aux caisses!

    Posté par theCook, 10 juillet 2008 à 17:09
  • superbe !!!! j'aurais presque pu écrire la même chose

    j'ai bien ri, j'adore tes billets, c'est vraiment excellent !

    Posté par Nilufer, 10 juillet 2008 à 21:55
  • J'adore le risotto!! et pas les soldes et l'ambiance que ça met! Très jolie présentation!

    Posté par Frijoles, 12 juillet 2008 à 09:06
  • ANTISOCIAL tu perds ton SANG FROID!!!!!!
    mais quest ce que tu cuisines bon!! vivement que je rentre --> lundi a paris!!

    Posté par Omelette, 12 juillet 2008 à 10:11
  • j'aime bien ton petit remède anti-solde ... bon ce qui ne m'empêchera pas d'y aller et un petit prix au passage http://talonhautetcacao.canalblog.com/archives/2008/07/12/9897540.html

    Posté par talonshautscacao, 12 juillet 2008 à 11:57

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